Ouagadougou : Les populations satisfaites des infrastructures électriques du PRODERE II

Une délégation conduite par le Secrétaire général du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Doulaye Sanou, représentant le ministre, a effectué une visite officielle des lampadaires solaires installés dans le cadre du Programme Régional de Développement des Énergies Renouvelables et de l’Efficacité Énergétique, phase II (PRODERE II), dans la nuit du vendredi 27 juin 2025 à Ouagadougou.

Ce programme, financé par la Commission de l’UEMOA à hauteur de 2,43 milliards F CFA, a permis l’installation ou la réhabilitation de 2 025 lampadaires solaires dans 13 localités, dont 1 212 pour la seule commune de Ouagadougou. On dénombre 609 lampadaires nouvellement installés et 603 réhabilités.

Le coût de réalisation pour Ouagadougou s’élève à 486,77 millions F CFA. L’Agence Burkinabè de l’Électrification Rurale (ABER) a assuré la mise en œuvre du projet.

Les infrastructures desservies sont variées, notamment le Musée national, la route de Saaba, le Service régional de circulation routière de Tampouy, la route de Kongoussi, le CHU Yalgado Ouédraogo, la Cité universitaire de Kossodo, des marchés, des terrains sportifs, des quartiers périphériques et bien d’autres lieux. La délégation a visité les installations du Musée national, de la route de Saaba et du CHU Yalgado Ouédraogo.

Un système de monitoring à distance a été mis en place pour assurer le suivi technique des lampadaires et un camion nacelle a été acquis pour faciliter leur entretien. À l’étape du Musée, la délégation a pu assister à une démonstration de l’ABER sur le système de monitoring, qui permet d’allumer et d’éteindre ces lampes à distance, grâce à Internet.

« Pour peut-être une situation bien précise, on veut bien éteindre les lampes. Je donne un exemple, pour les questions sécuritaires. Cette application également, c’est une innovation. C’est une première et nous avons bien voulu le faire à Ouagadougou, le temps de pouvoir le déployer certainement dans d’autres localités », a déclaré le Directeur général de l’ABER, Dr Edmond Lankouandé.

Des bénéficiaires satisfaits-©Faso7

Le Directeur général du Musée national, Sabari Christian Dao, a salué le choix porté sur ses infrastructures pour l’installation de 20 de ces lampadaires. « Aujourd’hui, nous pouvons développer des activités au sein du Musée national, même la nuit. Ce qui, vraiment, est un grand pas pour nous. Parce que vous le savez, il faut que nous puissions diversifier nos offres et les adapter aux différents publics pour que la nuit aussi les Burkinabè puissent contempler leur patrimoine », a-t-il laissé entendre.

Des bénéficiaires satisfaits

Après le Musée national, la délégation s’est rendue sur la route de Saaba, une route à deux voies, où le même type de lampes est installé deux à deux par pylône, soit un total de 268 lampes. Priscille Sawadogo, vendeuse de riz aux abords de cette route, a exprimé sa joie à la délégation. « En tout cas, ça nous arrange beaucoup. Avant, nous utilisions deux ou trois petites lampes pour renforcer l’éclairage de nos commerces. Avec ces installations, c’est devenu facultatif. Nous sommes satisfaits », a-t-elle expliqué.

Par la suite, le Secrétaire général et sa délégation se sont rendus dans la cour du CHU Yalgado Ouédraogo qui a également bénéficié du projet avec 30 lampes. Ousmane Néré, Directeur général de l’hôpital, a vanté les avantages de ces lampadaires. « 30 lampadaires qui viennent améliorer les conditions de travail, les conditions de séjour au niveau du CHU Yalgado Ouédraogo. Donc, ça permet même de résoudre, en tout cas, des problèmes de sécurité. Parce que tant qu’il y a la lumière, ça rassure non seulement les travailleurs, mais aussi les usagers », a-t-il déclaré.

Doulaye Sanou exprime sa satisfaction-©Faso7

Le Secrétaire général du ministère en charge de l’Énergie a exprimé sa satisfaction. Il a indiqué que l’objectif de cette visite était de constater que les lampadaires sont effectivement installés et sont fonctionnels. « Les tests ont été effectués et nous sommes très contents. (…) Nous saluons ici le dynamisme des différents acteurs et également l’accompagnement de l’UEMOA qui a entièrement financé ce projet dans son ensemble », a-t-il déclaré.

Paul Koffi Koffi, Commissaire de l’UEMOA, Chargé du département Développement des entreprises, des mines, de l’énergie et de l’économie numérique, était aux côtés du Secrétaire général lors de cette tournée. Il a indiqué que ce financement est venu du constat que les pays de l’UEMOA connaissent des difficultés d’approvisionnement énergétique, sans oublier que beaucoup de zones rurales sont hors des réseaux énergétiques.

« Nous avons aussi fait le constat que la nature a été très favorable au continent africain, notamment dans la sous-région. Et nous avons un approvisionnement de la lumière solaire un peu partout. Donc, avec tous ces constats, la Commission a décidé d’initier un programme dénommé PRODERE pour soutenir les États », a-t-il laissé entendre.

Invitation au civisme vis-à-vis de ces installations

Le PRODERE II a également permis la réalisation de deux mini-centrales solaires photovoltaïques, la réhabilitation de deux autres, la construction de six systèmes de pompage solaire pour l’accès à l’eau potable et l’entretien de trois centrales solaires dans plusieurs localités rurales. Au total, 7 292 personnes bénéficient directement d’une énergie fiable, et au moins 375 emplois ont été créés dans la zone d’intervention.

Également présent, Charles Nacoulouma, chargé de mission du président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, a rappelé que dans le cadre du PRODERE I, c’est un millier de lampes qui avaient été octroyées. En attendant que les nouvelles installations de la phase II soient remises à la commune, il s’est réjoui. « Nous avons les équipes techniques nécessaires pour assurer une gestion adéquate de ces installations », a-t-il ajouté.

Il a invité par ailleurs la population à veiller au civisme étant donné que les batteries des lampes du premier projet ont été vandalisées. « Nous invitons les populations au civisme. Parce que ces installations leur appartiennent aussi », a-t-il exhorté.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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