Dr Aboubakar Nacanabo : « L’AES avance et elle avance avec confiance »

Les échanges de la deuxième rencontre des ministres chargés du Commerce et les experts de la Confédération des États du Sahel ont pris fin, ce 10 avril 2024 à Ouagadougou. À l’issue de cette rencontre de Ouagadougou, les acteurs sont parvenus à la signature de l’accord-cadre des patronats du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Au cœur des échanges des trois ministres chargés de l’Industrie et du commerce de l’AES, le développement industriel et la compétitivité du secteur privé dans la confédération, l’amélioration du climat des affaires et l’attractivité aux investissements étrangers directs de l’AES et la création d’une centrale d’achat des produits de première nécessité sont les sujets qui ont été abordés. 

Après avoir scruté ces thématiques, ils se sont engagés à harmoniser les procédures d’importation, d’exportation et de transit des engins à deux roues, cylindrées 125 minimums, Aloba et assimilés au sein des États membres de l’AES dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Ils s’engagent à poursuivre le processus d’adoption du projet d’acte portant sur l’amélioration du climat des affaires et du dialogue public privé. En matière d’industrialisation, les ministres entendent créer une raffinerie de produits pétroliers, une centrale électrique à vocation confédérale, un chemin de fer reliant le Burkina Faso, le Mali et le Niger et certains pays de transit.

« Ce fut un grand plaisir pour le Burkina Faso d’abriter cette rencontre qui concrétise l’engagement de nos différents chefs d’État en matière de développement économique et qui indique la volonté des acteurs du secteur privé d’être au cœur du processus de transformation de nos économies », a expliqué Serge Poda, ministre en charge du commerce du Burkina Faso.

Le ministre malien chargé du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a expliqué qu’à présent, il s’agit de se doter d’une capacité de proposition et d’actions pour une mise en œuvre réaliste de ces recommandations. Il a confié que cet état d’esprit a encore pris de l’ampleur lorsque le Président du Faso leur a donné instruction d’être pragmatiques. Cela veut dire qu’il leur incombe de toucher du doigt les réalités que vivent les populations afin d’apporter des solutions pragmatiques.

Seydou Asma, ministre chargé du Commerce du Niger, a quant à lui appelé les acteurs du secteur privé à s’approprier des résultats issus de ces échanges. Il leur a également invité à profiter de l’engagement des chefs d’État de l’AES qui comptent faire du secteur privé « le moteur du développement économique de notre confédération ».

Aboubakar Nacanabo, ministre chargé de l’Économie, représentant le Premier ministre à la cérémonie de clôture, a déclaré que ces réunions sont le signe que l’AES entame son histoire économique. Les fondements de cette histoire reposent sur la coopération, la solidarité et la valorisation des ressources et talents de la confédération.

« Chaque pas que nous faisons ensemble renforce notre cohésion et rapproche nos ambitions de réalités concrètes de nos populations. Oui, l’AES avance et elle avance avec confiance », a-t-il indiqué.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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