Qualité de service des opérateurs de communication électronique : L’ARCEP échange avec les collectivités territoriales à Bobo-Dioulasso

La ville de Bobo-Dioulasso abrite, du 9 au 11 avril 2025, un atelier d’échanges et d’information entre les collectivités territoriales et l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP). 

« Amélioration continue de la qualité de service des opérateurs de communication électronique : quels apports/accompagnements des collectivités territoriales pour l’implantation des sites radioélectriques », c’est le thème retenu pour cet atelier d’information et de sensibilisation des acteurs des collectivités territoriales initié par l’ARCEP.

Selon le secrétaire exécutif de l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Wendlassida Patrice Compaoré, la question de la qualité des services de réseaux de télécommunication est d’actualité. Une chose qui, poursuit-il, exige une réponse adéquate, concertée, urgente et négociée.

« Cette question est une problématique qui faille que tous les acteurs puissent s’asseoir, échanger et trouver les solutions pour qu’ensemble, nous puissions contribuer au développement de ce pays », a-t-il suggéré. Il a aussi souligné que le numérique est un levier du développement économique et social du Burkina Faso.

« Nous avons, d’une part les opérateurs qui doivent investir parce qu’ils doivent remplir leurs obligations contenues dans les cahiers de charge et de l’autre côté, les riverains qui s’opposent à l’implantation des pylônes dans certaines localités », a-t-il fait remarquer. Pour lui, la tenue de cette rencontre est nécessaire avec les collectivités territoriales qui sont des administrateurs de proximités pouvant mener des actions de sensibilisation et d’information auprès de la population.

« Une fois de retour, cet atelier va leur permettre de donner l’information juste et vraie à la population pour la rassurer » (Wendlassida Patrice Compaoré)

Pourtant, sans ce déploiement conséquent, l’amélioration de la qualité de service va poser un problème, a-t-il fait remarquer. D’où la nécessité de rencontrer et d’échanger avec les collectivités territoriales qui sont des administrateurs de proximité pouvant mener des actions de sensibilisation et d’information auprès de la population afin qu’elle puisse comprendre l’intérêt et l’enjeu autour de cette question de qualité de service, selon lui.

« Une fois de retour, cet atelier va leur permettre de donner l’information juste et vraie à la population pour la rassurer », a souligné le secrétaire exécutif de l’ARCEP. Durant ces trois jours de travaux, il sera question pour les participants de passer en revue le cadre institutionnel, le rôle de chaque acteur dans ce processus et déterminer comment l’ARCEP procède pour protéger la population contre le rayonnement non ionisant.

En plus, la question de la procédure de réalisation des études d’impact environnemental et social et un cas pratique où les participants vont se déporter sur un site radio électronique pour mieux comprendre et pouvoir donner la bonne information font partie du chronogramme. Pour les autorités locales, ce cadre d’échanges est une bonne initiative, car il permettra aux acteurs qui sont les présidents de délégation spéciale d’avoir la bonne information, les outils nécessaires pour pouvoir sensibiliser les populations et surtout les personnes qui s’opposent à l’implantation des pylônes.

Moussa Koné (collaborateur)

Faso7

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