Burkina Faso : Les acteurs de l’action humanitaire en conclave pour une réponse appropriée aux besoins des populations

En ce 27 février 2025, à l’occasion de la Journée mondiale des Organisations non gouvernementales, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) au Burkina Faso, en partenariat avec le ministère en charge de l’Action humanitaire et l’Association Tin Tua/ONG (développons nous nous-mêmes) organise un forum national sur l’action humanitaire.
L’événement réunit les acteurs de l’aide humanitaire, notamment des autorités administratives, coutumières et religieuses, militaires et paramilitaires. Des représentants d’organisations de la société civile et de la Croix-Rouge y participent aussi.
Le programme du forum comprend plusieurs thématiques, notamment le bilan des ateliers de concertation avec les personnes ressources sur la réponse humanitaire dans les régions et l’environnement opérationnel de l’action humanitaire, ses défis et les adaptations nécessaires.
Il y a aussi l’alignement des interventions humanitaires sur les réalités des communautés pour une meilleure acceptation et un accès sécurisé et le renforcement de la contribution des parties prenantes à la réponse humanitaire.
Ce forum se veut un cadre de dialogue et de réflexion sur la réponse humanitaire au Burkina Faso. Un recueil de recommandations pour améliorer l’efficacité des interventions est donc prévu.
Une action humanitaire alignée sur les priorités nationales
Dans son discours d’ouverture, lu par son directeur de cabinet, Soumèla Sakho, la ministre en charge de l’Action humanitaire a souligné la nécessité d’unir les efforts pour renforcer la réponse aux besoins des populations.
Elle a souligné l’importance d’une approche fondée sur la solidarité communautaire et les valeurs de vivre-ensemble. Avec le retour progressif des personnes déplacées internes (PDI) dans leurs localités d’origine, l’accent est désormais mis sur le relèvement et l’autonomisation, avec une implication renforcée des collectivités locales et des communautés à la base.
« Je voudrais également saluer et remercier tous ceux qui ouvrent inlassablement jour et nuit pour un Burkina Faso de paix et de sécurité et rappeler la nécessité d’orienter progressivement les programmes d’interventions sur le relèvement qui fait désormais partie des priorités nationales », a transmis le représentant.
Soumaila Zorom, secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR), a précisé que l’objectif principal est d’adapter l’aide humanitaire aux nouvelles orientations du gouvernement. Il a insisté sur la nécessité d’une cartographie des interventions pour mieux coordonner les actions en fonction des priorités, notamment l’autonomisation des PDI et l’adoption de l’approche Nexus (humanitaire-développement-paix).
Placer les besoins des populations au centre des interventions
Vedaste Kalima, chef du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies au Burkina Faso et représentant de la coordinatrice humanitaire de l’ONU, a rappelé que l’assistance doit être centrée sur les besoins exprimés par les populations elles-mêmes.
« Nous devons écouter les voix des personnes concernées par l’assistance humanitaire avant de formuler toute réponse. Nous devons aussi écouter les recommandations de la société civile, des autorités coutumières, des autorités administratives pour orienter notre façon de travailler. Parce que la priorité, c’est la population et il fait répondre aux besoins exprimés par la population elle-même », a-t-il déclaré. Notons que ce forum est financé par la Coopération Suisse.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



