FESPACO 2025 : Des professionnels du cinéma s’expriment

À quelques instants de l’ouverture officielle de la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), ce 22 février 2025, certains acteurs du secteur se sont exprimé au micro de Faso7.

Concernant le thème de cette édition, « Cinémas d’Afrique et identités culturelles », Barry Sékou Oumar, cinéaste guinéen à la retraite depuis 20 ans, juge qu’il est pertinent dans le sens où il faut que l’Afrique fasse la promotion d’un cinéma qui reflète ses réalités. « Il faut que les cinéastes africains évitent carrément d’essayer de copier à l’identique les cinémas occidentaux », a-t-il laissé entendre.

Barry Sékou Oumar, cinéaste guinéen

Par ailleurs, il a exprimé sa joie de participer à cette édition. « Depuis 1970, je viens au FESPACO. Ma présence ici a presque le même âge que le festival. Ce que j’ai trouvé en 1970 et ce que je vois aujourd’hui, il y a une très grande différence », a-t-il laissé entendre.

Quant à Djaoro Youssouf, cinéaste de la République du Tchad, pays invité d’honneur et membre du jury court métrage de cette édition, il a salué la bonne collaboration entre le Burkina Faso et le Tchad dans le domaine du cinéma.

Djaoro Youssouf, cinéaste de la République du Tchad

« Nous avons travaillé en étroite collaboration depuis des années. Depuis plus de trois décennies, nous avons continué à travailler avec le Burkina Faso. Notre ambition maintenant, c’est de signer des accords de coproduction avec le Burkina. C’est aussi une signature très importante qui fait avancer le cinéma », a-t-il expliqué.

Pour sa part, le comédien burkinabè Issa Ouédraogo a parlé du niveau du cinéma burkinabè. Après plus de 20 ans de FESPACO, il estime que le Burkina Faso est bien parti pour décrocher à nouveau l’Étalon de Yennenga.

Comédien burkinabè Issa Ouédraogo

« Le niveau du cinéma burkinabè est en train de reprendre. On a une bonne jeunesse qui s’y intéresse énormément et puis on a des gens vraiment dévoués pour la cause. Donc, je pense que, d’ici là, on aura des héritiers dignes des grands visages du cinéma burkinabè », a-t-il expliqué.

Le comédien burkinabè Pierre Henry partage le même point de vue. En attendant de voir la qualité des films qui seront projetés, il a salué la résilience du Burkina Faso dans ce contexte de crise sécuritaire.

Comédien burkinabè Pierre Henry

« J’espère que ça se passera bien et que l’on aura de très beaux films afin que l’on puisse rehausser le FESPACO et prouver à ceux qui pensaient que cela allait nous échapper que ce ne sera pas le cas », a-t-il déclaré.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page