Karamoko Traoré à João Gomes Cravinho : « Si les deux parties s’écoutent, les relations iront dans le bon sens »

João Gomes Cravinho, nouveau Représentant spécial de l’Union Européenne pour le Sahel, a rencontré le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, Karamoko Jean Marie Traoré. Cette rencontre, qui s’est tenue le mardi 11 février 2025, vise à renforcer les liens entre l’UE et le pays, tout en mettant l’accent sur l’importance du dialogue.

João Gomes Cravinho a exprimé son engagement à collaborer étroitement avec les autorités burkinabè, déclarant que l’objectif principal est de travailler sur des enjeux cruciaux tels que l’aide au développement et la sécurité alimentaire. «Notre objectif, c’est de continuer à travailler au Burkina Faso sur des questions d’importance capitale pour les populations, notamment l’aide au développement et les questions de sécurité alimentaire», a-t-il déclaré.

Le Représentant spécial a également souligné que l’UE s’investit activement dans des projets humanitaires à Ouagadougou afin d’améliorer les conditions de vie des populations.

Dialogue et écoute

Le ministre Traoré a pour sa part exposé les défis que doit relever le Burkina Faso, tout en exprimant sa satisfaction face à la démarche axée sur l’écoute adoptée par Cravinho. « Si les deux parties s’écoutent, les relations iront dans le bon sens. Nous sommes aussi dans une démarche de parler davantage en vue de présenter notre situation réelle et permettre à nos partenaires de mieux nous comprendre », a-t-il affirmé.

Le ministre burkinabè des affaires étrangères a aussi évoqué « la nécessité qu’il y’ait ce dialogue et cette écoute, afin d’éviter que les partenaires construisent des politiques avant de chercher à voir si elles s’adaptent au terrain. Il faut repenser les choses et réarticuler les regards en tenant compte des potentialités du Burkina Faso et du Sahel ».

L’AES

L’entretien a également abordé le retrait des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO. Répondant à une question du nouveau Représentant de l’UE pour le Sahel, le ministre en charge des Affaires étrangères « a présenté les raisons objectives qui ont conduit les pays de l’AES à se retirer de la CEDEAO, précisant qu’il ne s’agit d’une démarche de déchirure mais plutôt d’une réponse à un besoin d’espace pour organiser une solidarité véritable et relever des défis communs aux trois pays de l’AES », peut-on lire dans le communiqué de la direction de la communication du ministère.

João Gomes Cravinho, a indiqué, toujours selon le service de communication du ministère des Affaires étrangères, que l’Union Européenne est dans « une position de neutralité et respecte le choix souverain des pays de quitter une organisation comme c’était le cas lorsque le Royaume Uni a voulu sortir de l’Union Européenne ».

Faso7

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