Bobo-Dioulasso : Un groupe de présumés délinquants démantelé par la Gendarmerie

Dans la matinée de ce mercredi 18 décembre 2024, les éléments de la brigade territoriale de gendarmerie de Bobo-Dioulasso étaient face à la presse. Objectif, présenter un groupe de présumés délinquants appréhendés à la suite de déclarations de perte et d’un appel anonyme qui ont conduit à l’ouverture d’une enquête.

Ce sont 20 motos, 12 blocs-moteur, 12 tuyaux d’échappement pour motocyclette, des pièces de rechange et des cartes grises d’engins qui ont été saisis des mains de ce gang par la brigade territoriale de gendarmerie de Bobo-Dioulasso.

La Gendarmerie nationale invite les populations à la prudence -©Faso7

Selon le commandant de ladite brigade, l’adjudant-chef major Djibrillou Zina, c’est suite à un appel anonyme faisant état de l’existence d’un groupe de délinquants spécialisés dans le vol d’engins à deux roues, que la brigade territoriale de gendarmerie de Bobo-Dioulasso a ouvert une enquête qui a conduit à l’arrestation d’un élément du gang dénommé G.I. L’informateur, poursuit le patron de la brigade territoriale de gendarmerie de Bobo-Dioulasso, indique que ce gang opérait dans les quartiers Bobo 2010, Colma, Bolibana, Sakabi et dans des provinces et régions voisines de la ville de Bobo-Dioulasso.

À en croire ses propos, l’adjudant-chef major Djibrillou Zina laisse entendre que les éléments de preuve ont conduit les enquêteurs à un complice mécanicien du nom de B.I, celui chargé de redonner un aspect tout autre à chaque engin volé. « Une visite domiciliaire a permis de découvrir d’emblée dans son garage et dans son magasin des motos et des blocs-moteur d’engins », a-t-il précisé.

Les modes opératoires

Dans l’accomplissement de leur tâche, le principal conférencier informe que les inculpés avaient deux modes opératoires. « Le premier mode est une manœuvre en souplesse qui consiste à observer attentivement le propriétaire de la motocyclette, de sorte à profiter de la moindre inattention pour disparaître avec le moyen roulant convoité. Deuxièmement, ils agissaient en force. Ce qui consistait à accoster les noctambules isolés pour les menacer à l’arme blanche. Ceux qui refusaient de se soumettre, sont copieusement molestés, les contraignant à fuir, abandonnant leur engin », a expliqué le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie de Bobo-Dioulasso.

Vingt motos volées retrouvées par la Gendarmerie nationale -©Faso7

Il ajoute que le mécanicien spécialisé dans le bricolage et la réadaptation de ces engins est mis à contribution pour changer et repeindre différemment, changer parfois les blocs-moteur et certaines pièces qui permettaient de les identifier. Chose qui vise selon lui à rendre méconnaissables lesdits engins par leurs propriétaires légitimes. C’est à cet effet, insiste-t-il, que les numéros de châssis et des fausses plaques d’immatriculation sont attribués aux engins refaits.

Au stade actuel des investigations, il rassure que trois présumés délinquants parmi les six que compte le groupe sont aux mains de la gendarmerie. Au regard de graves indices concordants de nature à motiver leur inculpation pour vols aggravés, faits prévus et punis par les articles 611-8 et suivant du Code pénal, le conférencier indique que les mis en cause seront présentés devant le procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour la suite de la procédure. Par ailleurs, il invite la population à appeler en cas de besoin aux numéros vert suivant : 16, 17, 1010 et 199.

Des motos volées remises à leurs véritables propriétaires -©Faso7

Pour Cheick Seydou Ouédraogo dont la moto a été retrouvée, c’est une immense joie qui l’anime. Il rappelle que sa moto lui a été volée le 13 novembre 2024, à son domicile après le service. Immédiatement, il confie avoir fait une déclaration de perte au commissariat central et à la gendarmerie nationale. C’est le 13 décembre, témoigne-t-il, qu’il a reçu un appel de la gendarmerie pour aller identifier une moto retrouvée. « À première vue, j’ai dit à l’agent que ce n’était pas ma moto, car la couleur avait été refaite. C’est à l’aide de la carte grise, avec la comparaison du numéro du châssis, que nous avons conclu que c’était ma moto », a-t-il laissé entendre.

A l’orée des fêtes de fin d’année, le capitaine I. Bienvenu Somda, commandant de la compagnie de gendarmerie de Bobo-Dioulasso invite les populations à plus de vigilance, car, autant les honnêtes citoyens veulent fêter, autant les délinquants et les malfrats veulent fêter encore plus.

Moussa Koné (Collaborateur) 

Faso7

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