Festival de la coopération sino-burkinabè : un panel pour renforcer les liens entre Pékin et Ouagadougou

À l’occasion des festivités de la 5ᵉ édition du Festival de la coopération sino-burkinabè (FESCO-SB), le club des jeunes pour la promotion de la coopération Sino-Burkinabé (CJPC-BF) a organisé ce 23 novembre 2024 à Ouagadougou, une conférence publique qui s’est tenue sous le thème : « Processus d’industrialisation du Burkina Faso, quelle contribution de la Chine ? ».
Pour développer le thème de cette conférence publique du CJPC-BF, ce sont Wang Wenzhang, conseiller politique de l’ambassade de Chine au Burkina Faso et Dr Daniel Karambiri, expert aux questions de technologie qui ont été convoqués au présidium. Pour le premier panéliste, Wang Wenzhang, le Burkina Faso ne doit pas copier le modèle d’industrialisation de la Chine. Au contraire, le « Pays des hommes intègres » doit s’en inspirer pour amorcer son industrialisation.
Cependant, le conseiller politique de l’ambassade de Chine au Burkina Faso a fait savoir qu’il y a un prix à payer pour atteindre ce niveau de développement. Il s’agit par exemple de la discipline, qui est une valeur chère aux yeux des Chinois. L’autre aspect à prendre en compte, c’est la maîtrise de la main d’œuvre dont dispose le Burkina Faso. Le facteur environnemental a aussi été pris en compte par le panéliste, Wang Wenzhang. À ce propos, il a informé qu’en Chine, chaque région produit ce qu’elle sait faire de mieux. Il existe par exemple un village en Chine qui ne produit que de la porcelaine, selon lui.

La base de l’industrialisation, c’est aussi posséder des matières premières. Et la Chine n’a pas lésiné sur les moyens afin de développer son agriculture. Il a cependant reconnu que le Burkina Faso, sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition, emboîte déjà cette dynamique. À l’instar de la Chine, le gouvernement burkinabè arrive à réunir le peuple autour du même objectif qu’est le développement.
« Je crois qu’avec votre leadership, les convictions de votre gouvernement, vous pouvez réaliser votre industrialisation. Le plus important, c’est d’avoir un leadership fort et compter sur le peuple. C’est ça la réussite de la Chine et je crois que c’est la réussite de votre gouvernement et de votre peuple », a expliqué Wang Wenzhang.
L’industrialisation du Burkina Faso passe aussi par la maîtrise de la technologie. À ce propos, le deuxième panéliste, Dr Daniel Karambiri, s’est entretenu avec les participants sur la technologie transversale. Il faut comprendre par ce terme, l’ensemble des facteurs qui sont mis en œuvre pour développer un secteur bien précis. Dr Karambiri a cité la technologie informatique, numérique et celle agricole comme étant les aspects à unir pour parvenir à amorcer véritablement l’industrialisation.

Abdoul Razahagou Déné, coordonnateur du club des jeunes pour la promotion de la coopération Sino-Burkinabé, est quant à lui satisfait de la tenue de cette 5ᵉ édition. Pour lui, l’enjeu majeur était de faire découvrir et de redécouvrir la coopération qui existe entre les deux pays. De ses dires, le FESCO-SB se veut être un événement qui s’inscrit en droite ligne avec l’initiative présidentielle pour le développement.
« Quand on est dans une nation, il faut véritablement s’aligner dans la vision étatique de ce que les autorités mettent en avant comme vision. Pour nous, c’est d’accompagner la transition du Burkina Faso avec à sa tête son excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, pour vraiment permettre à ce que chaque partenaire que nous pouvons mobiliser puisse véritablement contribuer au développement de notre pays à travers ce festival », a-t-il ajouté.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



