SIAO 2024 : Le capitaine Ibrahim Traoré visite le village de l’AES à Ouagadougou

Le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a procédé au lancement officiel de la 17e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), ce 25 octobre 2024. Le SIAO 2024 a pour pays invités spéciaux, les deux pays frères de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) que sont le Mali et le Niger. Cet évènements phare de l’artisanat africain se tient sous le thème « artisanat africain, entrepreneuriat des jeunes et autonomisation », et rassemble pendant dix jours des acteurs du secteur venus de tous les horizons pour célébrer la diversité et la richesse de l’artisanat africain.
Avec à ses côtés une forte délégation gouvernementale toute vêtue de faso danfani, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a donné le top départ du rendez-vous panafricain de l’artisanat. Les convives venus des quatre coins du continent ont eu droit à des prestations artistiques valorisant la richesse culturelle burkinabè.
Le discours officiel du président lu par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Serges Gnianodem Poda, a souligné l’importance de l’unité nationale dans le contexte sécuritaire actuel, marqué par les attaques terroristes. « En dépit d’un contexte sécuritaire marqué par des attaques terroristes lâches et des multiples et vaines tentatives de peindre le Burkina Faso en rouge, la terre libre et souveraine de notre pays a une fois de plus réussi à rassembler des délégations venues d’Afrique et d’ailleurs pour célébrer la richesse de l’artisanat africain », a déclaré Serges Gnianodem Poda, ministre en charge de l’artisanat.
Serges Poda a insisté sur le rôle essentiel des jeunes artisans dans le développement économique et social de l’Afrique. « A vous Jeunesse dynamique et vaillante, vous représentez l’espoir de l’Afrique. Vous détenez le talent, la créativité et la détermination nécessaires pour faire de l’artisanat un puissant levier de développement socio-économique et culturel », a-t-il déclaré.
Le Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de transition et parrain de cette édition a rappelé l’importance pour un Etat d’occuper sainement sa jeunesse. Considérant la forte croissance démographique de la population qui en plus est majoritairement jeune, Ousmane Bougouma a assuré de l’engagement des autorités à offrir de belles opportunités à cette dernière. « Cela nous oblige à trouver des ressorts endogènes permettant d’offrir des opportunités économiques à cette jeunesse afin qu’elle soit le véritable fer de lance de notre développement. »
Il a par ailleurs exhorté les participants à « s’associer à la réflexion autour du thème de cette 17e édition « Artisanat africain, entrepreneuriat des jeunes et autonomisation » et à faire des contributions constructives et positives ». Le président de la représentation nationale a renouvelé son soutien à « toutes les initiatives et approches tendant à faire de l’artisanat, un secteur qui participe à la transformation et à l’économie de notre pays ».
L’artisanat, un secteur capital pour l’économie
Les différents discours ont insisté sur la nécessité de valoriser le secteur artisanal, non seulement comme une source de revenus, mais aussi comme un levier essentiel pour l’indépendance économique de la jeunesse africaine. Avec un secteur représentant près de 20 % du PIB du continent et employant plus de 60 millions de personnes, principalement des jeunes, l’artisanat constitue un moteur de croissance pour l’Afrique.
Le secteur artisanal africain fait face à de nombreux défis tels que les difficultés d’accès au financement, le manque de formation qualifiante, concurrence des produits industriels importés, et accès limité aux marchés internationaux. Sur le plan national, des initiatives gouvernementales, telles que l’accord-cadre avec la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) et le projet de 5 000 métiers à tisser, ont été mises en avant comme des réponses visant à renforcer la capacité de production des artisans burkinabè. L’État a aussi entrepris des actions comme le mois du Consommer Local pour promouvoir les produits nationaux et renforcer l’autonomie des artisans locaux.
Un hommage a été rendu aux forces de défense et de sécurité (FDS), qui ont œuvré pour garantir la sécurité nécessaire à la tenue de cet événement international. Le ministre en charge de l’artisanat a également exprimé sa reconnaissance aux pays invités, le Mali et le Niger, dont la participation symbolise les liens fraternels de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les deux pays frères ont mobilisé de fortes délégations composées de plus d’une centaine de personnes chacun avec plus de 85 artisans en ce qui concerne le Niger.
Comme innovation constatée lors de cette édition, il y a le village de l’AES où les trois pays exposent leurs diversités culturelles, SIAO Kids, un espace réservé aux enfants et le pavillon de la créativité qui a reçu la visite du chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré.
Bamboado Edwige OUOBA
Faso7



