Lutte contre la malnutrition chez les femmes enceintes : The Hunger Project Burkina présente le MMS et le LNS à Niaogho

Dans la commune de Niaogho, région du Centre Est, The Hunger Project Burkina Faso (THP-BF) est allé faire un plaidoyer auprès des leaders communautaires et des personnes-ressources, ce mercredi 2 octobre 2024. L’objectif était de leur présenter le « Projet d’amélioration de la nutrition des mères et des enfants de moins de 5 ans » et de susciter leur approbation pour l’utilisation des micronutriments appelés MMS et LNS. 

Du côté de The Hunger Project Burkina Faso (THP-BF), tout est enfin prêt pour la distribution des micronutriments MMS et LNS aux femmes enceintes et aux enfants de 6 à 23 mois. Conscient que la population est toujours réticente face à l’inconnu, THP-BF veut éclairer la lanterne des leaders communautaires et des agents de Santé à Base Communautaire (ASBC) avant la phase pratique.

A ce propos, le médecin-chef du district sanitaire de Garango, Germaine Kansié, leur a fait comprendre que le MMS et le LNS sont un supplément alimentaire contenant des nutriments nécessaires pour les femmes enceintes et pour la croissance des enfants de moins de 5 ans. Dans ses échanges, le médecin-chef du district a mis l’accent sur le cas des femmes enceintes, en indiquant qu’elles doivent régulièrement prendre le MMS jusqu’à 42 jours après l’accouchement.

« C’est des comprimés, c’est comme le fer (nutriment, NDLR) que la femme prend. Ça ne vient pas remplacer le fer, mais ça contient du fer et de l’acide folique et bien d’autres. Dès le premier contact avec la formation sanitaire, la femme enceinte doit commencer à le prendre et il n’y pas d’âges pour prendre le MMS », a-t-elle fait comprendre.

Germaine Kansié, médecin-chef du district sanitaire de Garango-©Faso7

Après les différentes explications, Aïssa Magloir Barry, la responsable des programmes de THP-BF et représentant le directeur national, a souhaité que ces leaders soient les porte-paroles de l’organisation. Elle dit attacher du prix à ce souhait, car les responsables communautaires sont ceux qui sont écoutés et respectés.

De ses dires, à partir de l’instant où ils ont compris le bien-fondé des MMS pour les femmes enceintes et des LNS pour les enfants de moins de 5 ans, « nous sommes sûrs qu’ils trouveront les mots juste pour convaincre les populations d’adhérer et que ces femmes puissent accepter de prendre ».

Aïssa Magloir Barry, la responsable des programmes de THP-BF-©Faso7

Doré et déjà, Clémentine Saré, coordonnatrice des femmes de Niaogho et Kadré Compaoré, président du comité communal de veille citoyen, ont marqué leur accord pour accompagner le projet. Confiant qu’ils ont bien assimilé ce dont il était question, la coordonnatrice des femmes a notifié qu’à présent, elle sait que les nutriments permettent aux femmes enceintes d’être à l’abri des maladies.

« Pour ma part, je vais crier haut et fort, sur tous les toits, pour que toutes les femmes puissent aller en consultation prénatale pour pouvoir voir si le fœtus se développe normalement et si la mère se porte bien », a-t-elle rassuré.

Photo de famille des leaders communautaires et The Hunger Project-©Faso7

En rappel, c’est au mois de mars 2024 que le projet a démarré avec le financement de The Church of JESUS CHRIST of Latter-Day Saints (LDS) et l’accompagnement du ministère de la Santé et de l’hygiène publique. Il sera mis en œuvre dans le district sanitaire de Garango, dans la commune de Niaogho, sur une période de 5 ans.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7 

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