Consolidation de la paix au Burkina Faso : le comité de pilotage du PBF en concertation

Les travaux de la première session ordinaire de l’année 2024 du comité de pilotage du portefeuille du fonds pour la consolidation de la paix au Burkina Faso (PBF), ont débuté ce 1er octobre 2024 à Ouagadougou. Placée sous la coprésidence du ministre de l’Économie et des Finances et de la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, cette session permettra aux acteurs de faire le bilan des projets du portefeuille.

A travers le fonds pour la consolidation de la paix (PBF), ce sont 11 projets qui ont été mis en œuvre au Burkina Faso, a fait savoir Philippe Dakouré, représentant du ministre de l’Économie et des Finances. Selon ses explications, ces projets sont en lien avec la consolidation de la paix et se situent à trois niveaux. Il s’agit de l’amélioration de la confiance entre les populations et l’Etat, du renforcement de la résilience sociale et de la participation active des femmes et des jeunes. Le dernier point est axé sur la gestion pacifique des conflits avec un accent particulier sur l’implication des femmes.

Au cours de cette première session ordinaire de l’année 2024 du comité de pilotage, Philippe Dakouré a souligné qu’il sera question de faire le point des activités déjà réalisées, leur impact et les difficultés rencontrées dans leur mise en œuvre. Évaluant l’importance de ces projets, il a laissé entendre qu’au regard de la situation sécuritaire qui prévaut, ces types d’initiatives sont salutaires.

Philippe Dakouré, représentant du ministre chargé de l’Economie et des finances-©Faso7

«Nous avons besoin de ces types de concours pour nous accompagner à mieux prendre en charge les questions sociales et les questions de développement économique et les questions sociales au profit de nos populations à la base qui sont durement éprouvées par les affres du terrorisme », a-t-il confié.

Au niveau du système des Nations Unies, sa coordonnatrice, Carol Flore Smerfczniak, a confié que le PBF a fait du Burkina Faso, sa priorité. Depuis l’éligibilité du pays en 2018, ce sont environ 54 millions de dollars américains qui y ont été investis, a-t-elle fait remarquer. Au niveau du bilan, elle a fait retenir que les réalisations sont en phase avec les objectifs fixés pour la fin du mois de juin 2024. Témoignant que la mise en œuvre de ces projets est d’un grand bénéfice pour le Burkina Faso, elle a rassuré qu’un plaidoyer sera fait pour permettre au PBF de continuer son intervention.

Carol Flore Smerfczniak, coordinatrice résidente du système des Nations Unies-©Faso7

« Comme nous savons que l’éligibilité prend fin en 2025, nous avons convenu avec le gouvernement pour qu’il y ait une évaluation indépendante durant le premier trimestre de 2025. C’est cette occasion de l’évaluation indépendante qui nous permettra de démontrer au PBF ce qui a été fait et pour démontrer également que beaucoup de bonnes choses qui ont été faites, doivent maintenant passer à échelle », a-t-elle indiqué.

Il faut noter que c’est en 2018 que le Burkina Faso a été éligible au fonds pour la consolidation de la paix (PBF). Il vient en appui au Programme d’urgence pour le Sahel au Burkina Faso (PUS-BF) sur une durée de 5 ans.

Cheick Habib Désiré BAYILI 

Faso7

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