Journée de Promotion de la Gastronomie nationale : Le « consommons local » à l’honneur

La Journée de Promotion de la Gastronomie nationale a ouvert ses portes ce jeudi 16 mai 2024 à Ouagadougou. Elle a pour but de promouvoir la gastronomie burkinabè qui est devenue un « enjeu majeur de développement local ».

La Journée de la Promotion de la Gastronomie nationale se tient sous le thème « Patrimoine gastronomique nationale et développement local ». Selon la Directrice générale du Tourisme, Monique Ouedraogo/Ilboudo, la promotion de la gastronomie locale fait partie d’un plan global de promotion du patrimoine burkinabè.

Aussi, elle est partie intégrante de la stratégie de promotion du tourisme mise en place par sa direction. À l’entendre, la gastronomie locale occupe « une place importante » dans le développement local de par sa capacité à transformer les matières premières agricoles en produits finis.

Selon elle, il faut faire comprendre aux Burkinabè que les mets locaux sont de « qualité » et qu’il faut les consommer pour leur bien-être et pour le développement local. Pour sa part, le représentant du ministre en charge de la culture et du tourisme, Abdoulaye Dioni, la gastronomique burkinabè est diversifiée.

À en croire ses propos, promouvoir et préserver ce patrimoine sont un enjeu qui doit conduire à la prise de conscience sur la nécessité de booster la consommation domestique des productions locales, gage d’une croissance économique locale.

« Il est aujourd’hui, plus que nécessaire de parvenir à la mutualisation des efforts et la synergie d’actions entre les secteurs publics et privés pour parvenir à l’exportation de l’expertise nationale en matière gastronomique », a indiqué Abdoulaye Dioni.

Le premier jour de la célébration de la Gastronomie nationale a été marqué par des communications et un panel. Jean-Hubert Zongo, Directeur de la promotion de la transformation des produits agropastoraux et halieutiques a animé la communication inaugurale sur « Patrimoine gastronomique local et développement ».

Abdoulaye Dioni, Benjamin Kiswendsida Compaoré, expert en gastronomie et Sy Adama Traoré de la Direction générale du Commerce, ont animé un panel sur : « Problématique de la promotion de la gastronomie nationale : enjeux, défis et perspectives ».

Selon Benjamin Kiswendsida Compaoré, le problème de la gastronomie burkinabè réside dans le fait que « les populations ont honte des mets locaux ». À l’en croire, consommer local est synonyme de pauvreté, donc les populations se tournent vers des produits extérieurs parfois moins qualitatifs.

« Nous avons été endoctrinés. Les mets locaux font partie de notre culture qui est notre identité. Nous refusons d’en consommer, c’est la preuve que nous renions, notre identité », s’est offusqué Kiswendsida Compaoré.

Pour lui, pour que la gastronomie burkinabè émerge, il faut que les acteurs développent des initiatives promotionnelles. Ils doivent mettre en place des établissements professionnels de formation en gastronomie locale.

Il faut, déclare-t-il, « organiser des espaces de sensibilisation sur les bonnes pratiques alimentaires ; organiser des campagnes de sensibilisation radiophoniques et télévisuelles. Mettre en place une stratégie d’acceptation des produits locaux ».

Faso7

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