Sécurisation des sites miniers artisanaux : L’ONASSIM et ses partenaires mènent des réflexions

« Problématique de la sécurisation des sites miniers artisanaux ». C’est sous ce thème qu’une quarantaine de personnes intervenant dans le domaine minier vont se réunir, du 30 mai au 3 juin 2022, à Ziniaré, afin de mener des réflexions sur des procédés et des techniques de sécurisation adaptées aux sites miniers d’exploitation artisanal.
Au regard de l’emprise croissante des groupes terroristes sur les sites miniers artisanaux, l’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) qui a pour mission d’assurer la sécurité et de contribuer à l’amélioration des conditions sécuritaires d’exploitation des sites miniers, a initié des réflexions afin que les sites miniers artisanaux ne soient pas des espaces de non-droit.
Selon Bienvenu Claude Bado, Directeur général par intérim de l’ONASSIM, le Burkina Faso vit une situation difficile sur le plan sécuritaire de façon générale, dans laquelle certains sites artisanaux sont utilisés comme lieu de refuge de terroristes, et autres criminels organisés.
« … la criminalité sur les sites miniers artisanaux est une réalité »
« Le bilan sommaire que l’on peut faire sur le plan sécuritaire nous montre que la criminalité sur les sites miniers artisanaux est une réalité qu’il convient de traiter avec sérieux », a fait savoir Bienvenu Claude Bado.
Au cours de ces journées de réflexions, plusieurs acteurs dont des orpailleurs, des représentants des Forces de défense et de sécurité (FDS), des acteurs de la société civile et des représentants de structures étatiques auront à faire un état des lieux des sites miniers d’exploitation artisanale avec leur positionnement géographique, et à recueillir des informations et analyser les procédures et les méthodes informelles de sécurisation conçues et mises en place par les artisans miniers eux-mêmes.
Il s’agira également pour les participants de réfléchir sur des schémas opérationnels ou des procédures alternatives professionnelles pour prendre en compte toutes les dimensions des sites artisanaux.
Le Secrétaire général de la Région du Plateau central, Sévérin Somé, a salué l’initiative de ces journées de réflexions. A l’écouter, l’exploitation artisanale occupe environs deux millions de Burkinabè et d’étrangers. Selon Sévérin Somé, le secteur est un « mal nécessaire » et la sécurité doit y régner.

« J’ose croire que ces réflexions vont prendre en compte toute la dynamique sociale au regard de la mentalité du milieu et du niveau peu instruit de nombreux acteurs », a fait savoir Sévérin Somé.
A noter que le Burkina Faso compte actuellement 17 mines industrielles en production. En 2013, plus de 360 sites miniers d’exploitation artisanale ont été recensés dans le pays. En 2018, le nombre de ces sites est passé à plus de 800 dont plus de 600 actifs. En 2017, la production artisanale d’or a été estimée à 9,5 tonnes.



