Burkina Faso : L’Etat et le secteur privé en conclave pour «améliorer le climat des affaires»

Le Comité de pilotage du cadre de concertation et d’orientation pour le dialogue entre l’Etat et le secteur privé (CODESP) a tenu sa première session ordinaire de l’année 2022, ce mardi 10 mai 2022.

C’est le Chef du Gouvernement, Albert Ouédraogo qui a présidé les travaux de cette rencontre. « Je puis d’ores et déjà vous assurer que les conclusions et recommandations de vos travaux feront l’objet d’un regard particulier du gouvernement dans leur mise en œuvre », a promis le Premier Ministre.

Au sortir de la rencontre, Abdoulaye Tall, le ministre en charge du Commerce a fait savoir que cette première session a servi de cadre pour l’adoption du rapport et du compte-rendu 2021 des activités du Comité et pour le passage en revue des recommandations qui avaient été formulées suite aux concertations entre le Gouvernement et le secteur privé courant l’an passé.

« Il s’agissait enfin de voir les perspectives, c’est-à-dire un plan d’action triennal, c’est-à-dire des actions à dérouler sur les trois prochaines années 2022-2024 pour améliorer globalement le climat des affaires, la performance des entités du secteur privé et donc leur efficacité, et donc plus d’impôts pour l’Etat et plus d’emplois pour la population », a-t-il indiqué.

« 80% des recettes fiscales, donc des recettes intérieures, proviennent du secteur privé »

Prenant la parole au nom du secteur privé, Oumarou Yugo, Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso a tout d’abord précisé que ce sont 46% des actions recommandées en 2021 qui ont été réalisées. « Donc dans les perspectives, nous sommes obligés de travailler avec le Gouvernement pour l’amélioration du résultat l’année prochaine et l’année d’après », a-t-il dit.

A la question de savoir si la situation économique au Burkina Faso risque de devenir davantage difficile, Oumarou  Yugo a répondu par la positive en rappelant que le pays subit une inflation à tous les niveaux. « Nous sommes obligés d’en tenir compte et le Gouvernement nous demande une résilience supplémentaire pour pouvoir accompagner la population dans sa capacité à supporter la vie du quotidien », a-t-il ajouté.

Abdoulaye Tall a indiqué que l’Etat attend plus d’efforts de la part du secteur privé en ce qui concerne notamment le payement des impôts et la limitation de la hausse des prix. « C’est vrai qu’aujourd’hui, 80% des recettes fiscales, donc des recettes intérieures, proviennent du secteur privé mais en période de difficulté, en période de défis, les demandes d’efforts sont adressés à ceux qui s’en sortent le mieux », s’est-il justifié.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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