Burkina Faso : Le cabinet Perfect Print et la SA2IF forment des experts en éducation financière

Douze participants issus du Burkina Faso, du Bénin et du Mali ont achevé, ce 16 octobre 2026 à Ouagadougou, une formation de formateurs en éducation financière. Au terme de 40 heures de cours en ligne, ils disposent désormais de compétences techniques et pédagogiques pour former à leur tour d’autres personnes. L’initiative organisée par le cabinet Perfect Print avec l’appui de la Société africaine d’intermédiation financière (SA2IF) vise à renforcer les capacités locales en matière d’éducation financière et à contribuer à une meilleure gestion des ressources par les populations.

De la compréhension des fondements de l’éducation financière à la gestion du budget, en passant par l’épargne, la planification financière, le crédit, l’endettement et la prévention du surendettement, plusieurs modules ont été abordés au cours de cette session organisée par le Dr Boubakar Thiombiano, en partenariat avec le cabinet Perfect Print.

Issus de divers domaines d’activité, les 12 participants ont bénéficié d’un renforcement de leurs compétences techniques et pédagogiques. Pour le formateur principal, le Dr Boubakar Thiombiano, expert certifié en inclusion financière et en éducation financière, cette initiative répond à un besoin réel sur le continent africain.

« Je me suis rendu compte que le domaine de l’éducation financière est un domaine très vaste et c’est ensemble qu’on pourra vraiment assurer cette formation (…) On peut dire que l’objectif a été largement atteint. Nous avons senti un besoin d’éducation financière partout en Afrique. Il y a eu des participants hors du Burkina Faso », a-t-il déclaré.

« La résilience financière ne se construit pas seulement lorsque surviennent les difficultés », Saïdou Diallo

Selon lui, l’ampleur des besoins en matière d’éducation financière nécessite de disposer d’un nombre suffisant de formateurs capables d’intervenir auprès de différentes catégories de populations. La formation de nouveaux acteurs apparaît ainsi comme une réponse à la nécessité de diffuser les connaissances financières au-delà des cercles spécialisés.

Cette vision est également partagée par Saïdou Diallo, représentant le directeur général du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), « Toogo ». Pour lui, le développement économique et social ne dépend pas uniquement de la disponibilité des financements. Il repose aussi sur la capacité des populations à comprendre les mécanismes financiers, à gérer judicieusement leurs ressources et à prendre des décisions adaptées.

« La résilience financière ne se construit pas seulement lorsque surviennent les difficultés », a-t-il souligné, avant d’insister sur l’importance de l’éducation financière, qui « ne doit pas être considérée comme une activité accessoire ».

Le représentant du FBDES a également rappelé la responsabilité qui incombe désormais aux nouveaux formateurs. Si la formation leur a permis d’acquérir des connaissances et des compétences supplémentaires, le défi majeur reste leur mise en pratique au profit des populations.

Il a ainsi estimé que les participants sont investis d’une « responsabilité particulière », précisant que le plus grand défi reste leur « capacité à mettre ces compétences au service de la population ».

« L’éducation financière permet désormais à chaque personne de mieux cerner les sources de ses revenus », Sié Dabiré

Du côté de la Société africaine d’intermédiation financière (SA2IF), le représentant du président-directeur général, Sié Dabiré a mis en avant la portée du thème de la formation, « Former, transmettre et outiller pour bâtir une société financièrement solide ».

Selon lui, la disponibilité des produits et services financiers ne garantit pas, à elle seule, une véritable inclusion financière. Encore faut-il que les citoyens disposent des connaissances, des compétences et de la confiance nécessaires pour utiliser ces services de manière responsable et avantageuse.

« Encore faut-il que les citoyens disposent de connaissances, de compétences et de la confiance nécessaire pour utiliser ces services de manière responsable et avantageuse. C’est en cela que l’éducation financière permet désormais à chaque personne de mieux cerner les sources de ses revenus, de planifier ses dépenses, de constituer une épargne, de recourir prudemment aux crédits, de se protéger contre les risques et mieux partager son avenir », a-t-il indiqué.

À travers cette session, les organisateurs entendent donc contribuer à la constitution d’un réseau de formateurs capables de transmettre les bonnes pratiques financières à différents publics. L’objectif est de favoriser une meilleure compréhension des outils financiers, de prévenir les situations de surendettement et d’encourager des choix économiques plus éclairés.

Au terme de la formation, les différents intervenants ont unanimement souligné le rôle crucial de l’éducation financière dans l’autonomisation des populations. Ils la considèrent comme un instrument essentiel pour améliorer la gestion des ressources individuelles et familiales, renforcer la résilience face aux difficultés économiques et soutenir un développement durable.

La cérémonie a également été marquée par la dédicace de quatre ouvrages du Dr Boubakar Thiombiano, consacrés à l’inclusion et à l’éducation financières. Il s’agit de Retraite active : bâtir un avenir financièrement serein, Éducation financière des acteurs du monde rural, Maîtrisez vos finances pour propulser votre PME et Téné, la petite épargneuse.

Faso7

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