Burkina Faso : Ouverture de la 6e mission d’appui et de revue à mi-parcours du projet PRECEL

La 6e mission d’appui à la mise en œuvre et de revue à mi-parcours du Projet de résilience et de compétitivité de l’élevage (PRECEL) s’est ouverte ce 28 septembre 2026 à Ouagadougou. Cette rencontre vise à faire le point sur les résultats enregistrés, à examiner les difficultés rencontrées et à définir les ajustements nécessaires pour la suite du projet.

Après près de trois années de mise en œuvre, le PRECEL affiche un taux d’exécution physique cumulé de 51%, contre 56% en exécution physique pondérée. Sur le plan financier, le taux d’exécution auprès de la Banque mondiale s’établit à 50,2%, tandis que le taux global de décaissement atteint 41,8%. Prévus pour durer quatre jours, les travaux réunissent les différents acteurs intervenant dans le secteur.

Des avancées dans plusieurs domaines

Présentant l’état d’avancement du projet, le coordonnateur du PRECEL, Bernard Ismaël Konkobo, a reconnu que sa mise en œuvre n’a pas été sans difficultés. Des ajustements ont toutefois permis de réorienter certaines interventions.

« La mise en œuvre du PRECEL n’a pas été du tout facile dès le début, mais nous avons pu recadrer le tir », a-t-il indiqué.

Le projet enregistre notamment des avancées dans la santé animale, l’appui à l’élevage et l’accompagnement des personnes vulnérables. Plusieurs infrastructures sont également en cours de réalisation, dont une unité de production de médicaments vétérinaires.

Cinq abattoirs sont concernés par les investissements, dont deux constructions nouvelles et trois réhabilitations. Le projet prévoit également la mise en place d’unités de transformation et de laiteries modernes.

Un bilan à mi-parcours

À l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère en charge des Ressources animales, Gaoussou Sanou, a souligné l’importance de cette mission, qui intervient à mi-parcours du projet.

« Ce rendez-vous majeur nous offre l’occasion de dresser un bilan global des réalisations de Bruxelles sur ces trois premières années de mise en œuvre. D’apprécier objectivement le niveau d’atteinte des indicateurs de son objectif de développement et de convenir des réajustements stratégiques opérationnels et budgétaires nécessaires pour garantir l’atteinte des objectifs du projet à l’émission 2029 », a-t-il souligné.

les premières années de mise en œuvre, à l’en croire,  ont notamment permis de soutenir les producteurs, de renforcer les infrastructures et la santé animales, ainsi que de développer la transformation des produits issus de l’élevage et la résilience face aux chocs climatiques.

Des défis demeurent toutefois. La mission devra ainsi permettre de les identifier et de dégager des réponses adaptées.

« Elle nous permettra non seulement de faire le point sur l’état d’avancement des activités, mais aussi d’identifier avec précision les difficultés et de proposer des solutions concrètes et opérationnelles », a-t-il ajouté.

La Banque mondiale appelle à accélérer

Le représentant de la Banque mondiale, Erick Hermann Abiassi, a pour sa part relevé une évolution positive dans la mise en œuvre du PRECEL. Il a indiqué que les difficultés rencontrées au démarrage se sont progressivement estompées.

« Depuis la mise en vigueur du PRECEL jusqu’à ce jour, le projet a connu une coupe positive et les difficultés du démarrage se sont estompées et nous sommes vraiment dans une phase ascendante, une phase de croisière », a-t-il expliqué.

La mission devra également permettre d’apprécier les acquis et les insuffisances de la première moitié du projet et de dégager les ajustements nécessaires pour la suite.

Erick Hermann Abiassi a par ailleurs appelé à accélérer l’achèvement des infrastructures engagées. Il a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à poursuivre son accompagnement jusqu’à l’atteinte des objectifs du PRECEL.

Mis en vigueur le 18 décembre 2023, le PRECEL poursuit ainsi sa mise en œuvre avec l’ambition de consolider les acquis enregistrés et d’améliorer durablement la résilience et la compétitivité du secteur de l’élevage à l’horizon 2029.

Éléonore Savadogo  

Faso7

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