Burkina Faso : Le GIP-PNVB présente le « Volontariat Senior » pour transmettre l’expérience des cadres retraités aux jeunes

Le Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) veut mettre l’expérience des cadres retraités et des professionnels expérimentés au service de la jeune génération. Le projet « Volontariat Senior », présenté ce 18 septembre 2026, prévoit de constituer un vivier d’experts dans plusieurs domaines, dont la santé, l’éducation et l’entrepreneuriat.
L’initiative doit permettre à des hauts cadres admis à la retraite, des experts seniors et des professionnels disposant de plus de 20 ans d’expérience de contribuer à des missions d’appui technique, de coaching et de mentorat. Son démarrage effectif est prévu à partir du 25 septembre 2026.
Selon le directeur général du PNVB, Djourmité Nestor Noufé, l’initiative vise à répondre à un double besoin. D’un côté, elle doit permettre au pays de mieux valoriser l’expertise accumulée par les cadres expérimentés. De l’autre côté, elle entend offrir aux jeunes professionnels des repères et un accompagnement adaptés à leurs besoins.
« Le volontariat Senior propose de jeter un pont entre ces deux mondes ou ces deux générations », a expliqué Djourmité Nestor Noufé.
Trois domaines d’intervention ciblés
À terme, le dispositif devrait concerner trois principaux domaines d’intervention. Dans le secteur de la santé publique, les volontaires seniors pourront apporter un appui institutionnel aux hôpitaux, accompagner de jeunes professionnels de santé et contribuer à la gestion de certaines crises sanitaires communautaires.
Dans le domaine de la formation technique et professionnelle et de l’éducation, ils pourront notamment participer à la supervision pédagogique, à la révision des programmes de formation et au partage d’expériences dans les lycées techniques et les universités.
Le troisième domaine concerne le mentorat et le coaching d’affaires. Les experts mobilisés pourront accompagner les jeunes entrepreneurs, contribuer à l’incubation de start-up et apporter des conseils en gestion d’entreprise.
Pour la phase pilote, le PNVB prévoit la mobilisation de sept volontaires seniors dans le domaine de l’entrepreneuriat et de quinze autres dans celui de la santé. Les volontaires seniors du secteur de la santé seront appelés à intervenir à l’hôpital Saint Camille, à Ouagadougou.
Un camp de mentorat entrepreneurial à Ziniaré
Le volet entrepreneurial doit notamment se concrétiser à travers le premier « Camp du Mentorat Endogène ». Prévu sur cinq jours à Ziniaré, le dispositif réunira 35 volontaires et post-volontaires porteurs de projets autour de leurs plans d’affaires.
Sept volontaires seniors, issus notamment de la banque, de la fiscalité, de l’industrie et de l’entrepreneuriat seront mobilisés pour accompagner les bénéficiaires. Le programme prévoit un diagnostic des projets, une révision des plans d’affaires, des séances de coaching ainsi que des exercices de présentation devant des structures de financement.
Au total, 60 heures de coaching sont prévues. Les échanges porteront notamment sur la gestion des risques en période de crise, la facturation, les volets commercial et financier des projets ainsi que les aspects juridiques et fiscaux.
Les projets retenus bénéficieront également d’un accompagnement après le camp. Une « Charte de suivi » doit formaliser l’engagement des volontaires seniors à accompagner leurs filleuls pendant six mois, à travers des points d’étape mensuels, la relecture de documents et, lorsque cela est possible, la mise en relation avec des partenaires techniques ou financiers.
Un vivier d’experts à structurer
La mise en œuvre du Volontariat Senior doit passer par plusieurs étapes. Le PNVB prévoit d’abord un appel à candidature destiné aux cadres actifs et aux retraités. Les profils seront ensuite classifiés par domaine de compétence et leurs aptitudes vérifiées avant leur formation aux valeurs du volontariat.
Le déploiement interviendra ensuite en fonction des besoins exprimés par les structures bénéficiaires. Le dispositif doit ainsi permettre de passer d’une expertise individuelle et dispersée à une banque d’experts pouvant être mobilisée dans différents secteurs.
Pour Djourmité Nestor Noufé, cette démarche doit contribuer à renforcer la transmission des savoirs entre les générations et à mieux valoriser le capital humain disponible au Burkina Faso.
L’initiative devrait entrer dans sa phase opérationnelle à partir du 25 septembre 2026. À travers ce nouveau dispositif, le PNVB entend ainsi faire du volontariat un moyen de maintenir la contribution des compétences expérimentées au développement national, tout en renforçant l’accompagnement des générations montantes.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



