Burkina Faso : Le Capitaine Ibrahim Traoré inaugure un complexe d’amphithéâtres à l’Université Nazi-Boni

Le président du Faso, chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, ce 11 septembre 2026, à l’inauguration d’un complexe d’amphithéâtres à l’Université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso. Construite dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), cette infrastructure, d’une capacité totale de 1 201 places pour le principal amphithéâtre, vise à offrir aux étudiants un cadre moderne et adapté à l’apprentissage.
Accompagné d’une forte délégation ministérielle, conduite par le chef du gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le président du Faso a procédé à l’inauguration officielle du complexe. La cérémonie a été ponctuée notamment par la coupure du ruban symbolique, le dévoilement de la stèle et plusieurs allocutions.
Président de la cérémonie, le capitaine Ibrahim Traoré s’est adressé aux participants, composés en grande partie d’étudiants. Il a notamment insisté sur l’importance de l’éducation dans la transformation du pays. Pour lui, le nouveau complexe ne constitue pas qu’une infrastructure universitaire, mais également un symbole de la volonté de moderniser le système éducatif burkinabè.
« Nous voulons moderniser notre système éducatif. Si on n’éduque pas, rien de ce que nous faisons ne sera compris, surtout par les jeunes », a-t-il déclaré.

S’adressant aux étudiants, le chef de l’État leur a fait savoir qu’il croit en leurs capacités et les a invités à croire également en eux-mêmes et à accepter d’apprendre.
Le président du Faso a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer les formations scientifiques et techniques. Il a toutefois précisé qu’il n’avait « rien contre les littéraires ».
« Ils ont la capacité de passer des messages, de conscientiser, de faire reculer l’ignorance. On en a besoin, mais pas beaucoup », a soutenu le capitaine Ibrahim Traoré.

Selon lui, le pays a besoin de davantage de techniciens afin de répondre à ses besoins en compétences scientifiques et techniques.
Dans la foulée, le chef de l’État a annoncé la construction prochaine d’une usine de tannerie, dont les travaux pourraient débuter avant la fin de l’année 2026.
« S’il plaît à Dieu, avant la fin de l’année, nous allons commencer la construction d’une industrie de tannerie aussi. Et il faut qu’on aille jusqu’au bout. Et dans tout ça, on a besoin de vous les jeunes », a-t-il lancé.
« Cette infrastructure appelle aussi notre responsabilité »
Pour le Pr Zakaria Soré, coordonnateur de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous, la mise à disposition de cette infrastructure appelle également à la responsabilité de l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur.

« Cette infrastructure qui vient de nous être donnée appelle aussi à notre responsabilité. Elle nous appelle à faire vivre l’espace, l’animer, le valoriser et en faire un véritable creuset du peuple burkinabè et africain qui aspire au développement », a-t-il déclaré.
Au nom de ses collègues enseignants, le Pr Zakaria Soré s’est engagé à ce que l’infrastructure soit gérée avec rigueur et responsabilité.
Dans le même esprit, Sakina Boro, représentante des étudiants, a pris l’engagement, au nom de ses camarades, d’utiliser le complexe de manière responsable afin qu’il puisse servir durablement l’enseignement supérieur et la recherche, tant pour les étudiants actuels que pour les générations futures.
Une infrastructure dotée de plusieurs espaces pédagogiques
Le complexe comprend un amphithéâtre de 1 201 places, quatre amphithéâtres de 210 places chacun ainsi que trois salles pédagogiques modulables d’au moins 115 places chacune.

Il dispose également de quatre salles de cours à places individuelles, six laboratoires, vingt bureaux individuels et quatre bureaux paysagers destinés aux enseignants, trois salles de réunion pour les enseignants, une salle de réunion et une salle de conférences pour les doctorants, ainsi que deux bureaux paysagers pour ces derniers.
À ces infrastructures s’ajoutent une salle de vidéosurveillance et des espaces dédiés à la reprographie, au stockage et à d’autres besoins liés au fonctionnement du complexe.
Une alimentation énergétique diversifiée
En matière d’alimentation énergétique, le complexe dispose de deux principales sources. La première est fournie par la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), à travers un transformateur d’une puissance de 800 kVA. La seconde repose sur l’énergie solaire.
Les espaces extérieurs ont également été aménagés afin d’offrir des lieux de détente et d’étude. Des banquettes équipées de panneaux solaires permettent notamment aux étudiants de disposer d’espaces autonomes en énergie pour leurs études nocturnes. Le périmètre du complexe est, par ailleurs, doté d’un système d’éclairage solaire autonome.
Le site comprend également deux blocs sanitaires destinés aux hommes, aux femmes et aux personnes à mobilité réduite (PMR), ainsi qu’un espace équipé d’un dispositif de jet d’eau.
Conformément aux orientations du capitaine Ibrahim Traoré en faveur de la promotion du développement endogène, le complexe a été entièrement équipé par des artisans locaux.



