Burkina Faso : L’ONASSIM renforce les capacités des acteurs chargés des mines sur la gestion des conflits miniers

L’Office national de sécurisation des sites miniers (ONASSIM) a organisé, ce 8 septembre 2026 à Ouagadougou, un atelier de renforcement des capacités des chefs de circonscriptions administratives et des directeurs régionaux chargés des mines sur la gestion des conflits miniers. Cette session de formation se tient du 8 au 10 septembre 2026.

Au Burkina Faso, les conflits liés à l’exploitation minière se sont multipliés et diversifiés, impliquant plusieurs acteurs dans un contexte marqué par un cadre juridique complexe. Cette situation nécessite, de la part des chefs de circonscriptions administratives, une bonne maîtrise des mécanismes de prévention, de dialogue, de négociation et de coordination interinstitutionnelle. C’est dans cette perspective que l’ONASSIM a initié cette session de formation à leur intention.

Cette activité vise à renforcer les capacités des participants, notamment des gouverneurs de région et des directeurs régionaux chargés des mines, en matière de prévention, de gestion et de résolution des tensions liées aux activités minières.

Cet atelier interactif s’articule autour de communications, de partages d’expériences et de débats

Selon le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, l’exploitation des ressources minières génère des différends entre les différents acteurs. Or, une mauvaise anticipation de ces conflits peut compromettre la paix sociale, les activités économiques et la stabilité des États.

« À travers cet atelier, l’Office entend contribuer au renforcement des capacités des principaux acteurs afin de leur permettre de mieux comprendre les dynamiques des conflits miniers. Durant ces trois jours de travaux, nous devons privilégier les échanges d’expériences, l’analyse des réalités du terrain et la recherche de solutions pragmatiques et adaptées à notre contexte national », a-t-il déclaré.

Selon le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, l’exploitation des ressources minières génère des différends entre les différents acteurs.

L’objectif est d’outiller les participants sur les types de litiges rencontrés dans le secteur minier et leurs manifestations, le rôle et les responsabilités des parties prenantes, ainsi que le cadre juridique et réglementaire applicable. Outre ces éléments, les cadres formés seront initiés aux techniques modernes de prévention, de négociation, d’intermédiation sociale et de coordination entre les administrations concernées.

Le ministre chargé des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a souligné que l’exploitation minière qu’elle soit industrielle, semi-industrielle ou artisanale  génère souvent des tensions. « Ces conflits empêchent de tirer pleinement profit des retombées, non seulement au bénéfice de l’État, mais également pour l’ensemble des populations », a-t-il précisé.

C’est dans cette optique que l’État a créé et redynamisé l’ONASSIM pour servir d’interface entre les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs. Le ministre a rappelé que la réussite des activités minières exige un climat apaisé.

« Le climat apaisé nécessité qu’il y aient des actions préalables permettant de prévenir un certain nombre de difficultés que nous rencontrons. A travers cette session, trois jours durant, nous allons aborder différentes thématiques. Nous allons renforcer les capacités des acteurs qui permettent de mener à bien leurs missions sur le terrain  », a expliqué le ministre en charge des mines.

« Le climat apaisé nécessité qu’il y aient des actions préalables permettant de prévenir un certain nombre de difficultés que nous rencontrons » (Yacouba Zabré Gouba).

Cet atelier interactif s’articule autour de communications, de partages d’expériences et de débats. Les présentations porteront notamment sur l’ONASSIM, la Direction Générale des Mines et de la Géologie (DGMG), la Société Nationale des Substances Précieuses (SONASP) et la Brigade Nationale Anti-Fraude de l’Or (BNAF).

Un état des lieux sera également dressé sur la situation des conflits miniers, le rôle des autorités administratives dans leur gestion, les modes alternatifs de règlement, ainsi que les conséquences de l’exploitation artisanale sur la santé humaine, animale et l’environnement. Les défis et perspectives liés à la sécurisation des sites miniers seront aussi au cœur des échanges.

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