Changement climatique : La Croix-Rouge et les acteurs étatiques harmonisent leurs actions

Le 23 juin 2026, la Croix-Rouge Burkinabè a organisé un atelier d’échanges entre le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les acteurs étatiques. Les échanges ont porté sur les actions du mouvement dans l’amélioration de l’efficacité, de la résilience et du relèvement des communautés face aux défis du changement climatique et du développement durable.
Cet atelier se tient dans le cadre de l’initiative « Synergie d’action climat et mobilisation communautaire » portée par la Croix-Rouge Burkinabè et ses partenaires. La synergie d’action est le cadre par excellence pour les acteurs du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de poser des réflexions et de réaffirmer la position du mouvement en tant qu’auxiliaire de l’État en matière de lutte contre le changement climatique.
Le présent atelier d’échanges qui se tient avec les acteurs étatiques vise à édifier les acteurs sur les actions menées par la Croix-Rouge Burkinabè en matière de lutte contre le changement climatique. C’est aussi le lieu pour la Croix-Rouge d’analyser la pertinence de ses actions, conformément aux orientations et à la vision du gouvernement burkinabè et de renforcer cette collaboration.

Selon Yacouba Guébré, coordonnateur préparation et réponse aux catastrophes pour la Croix-Rouge Burkinabè, il sera question pour les deux parties d’harmoniser leurs actions pour être plus efficaces sur le terrain. De ce fait, il a révélé que d’importantes décisions ont déjà été prises.
« Ce qui ressort de cet atelier, c’est la nécessité de renforcer cette collaboration et surtout de créer des cadres permanents qui vont permettre aux différents acteurs d’échanger de façon régulière et de pouvoir trouver des solutions concertées qui vont nous permettre d’être plus engagés sur le terrain et de mener des actions plus innovantes et plus impactantes au profit de nos communautés. L’un des aspects, c’est de continuer à travailler à développer des projets communs entre acteurs humanitaires et acteurs étatiques pour pouvoir renforcer la mobilisation des ressources qui se font de plus en plus rares en ce qui concerne les actions climatiques », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, la Croix-Rouge Burkinabè comptabilise plusieurs activités allant dans le sens de la lutte contre le changement climatique. Il s’agit par exemple, des pratiques agroforestières, des actions qui entrent dans le cadre de l’énergie verte à travers les biodigesteurs et l’utilisation de l’énergie solaire. Il y a également des reboisements à travers les bosquets et les jardins.

La secrétaire générale de la province du Kadiogo, Aïssata Angelina Traoré, a rappelé que la Croix-Rouge est un partenaire stratégique du Burkina Faso. Elle a été aux côtés du pays dans le développement communautaire et dans l’appui en période d’urgence. L’organisation de cet atelier illustre davantage la volonté de l’organisation de se tenir aux côtés des autorités pour relever les défis du changement climatique. À l’issue des échanges, elle a confié que les acteurs étatiques en charge des questions climatiques ont renforcé leurs connaissances sur la Croix-Rouge, les actions mises en œuvre sur le terrain ainsi que les projets soutenus par le mouvement.
« Je pense qu’au sortir de cet atelier, nous allons vraiment travailler ensemble pour que la Croix-Rouge qui est l’auxiliaire des autorités étatiques, puisse renforcer ce statut, parce que, depuis les provinces jusqu’au niveau national, ils sont représentés dans toutes les provinces et nous savons qu’avec eux nous allons encore avoir des lauriers dans beaucoup de domaines, surtout le changement climatique qui nous préoccupe aujourd’hui et dont les effets se font ressentir sur le terrain », a-t-elle ajouté.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Burkina Faso a pris part à cet atelier en qualité de partenaire. Selon le chef de la délégation, Yves Arnoldy, la question de la lutte contre le changement climatique est au cœur de son action. Il se dit conforté par les recommandations issues de ce cadre de concertation. Pour lui, cela témoigne de l’implication des acteurs à tous les niveaux pour venir à bout de ce phénomène.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



