Burkina Faso : Le Consortium pluriel plaide pour une meilleure implication des femmes et des jeunes dans la paix

Le Consortium pluriel, regroupant des associations féminines et des organisations non gouvernementales engagées dans la promotion de la paix au Burkina Faso, a organisé, ce 24 août 2026 à Ouagadougou, une conférence publique.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la célébration des 25 ans de l’agenda « Femmes, paix et sécurité ». Elle vise à mieux faire connaître cet agenda ainsi que les principales résolutions qui l’encadrent.
Les échanges ont notamment porté sur les résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies. La première met l’accent sur la participation des femmes à la prévention et au règlement des conflits. La seconde est consacrée au rôle des jeunes dans la promotion de la paix et de la sécurité.
Une meilleure appropriation des résolutions
Prenant la parole au nom du Consortium pluriel, Françoise Tougry a insisté sur la vulnérabilité des femmes et des jeunes dans le contexte de crise sécuritaire que traverse le Burkina Faso. Elle a relevé les difficultés particulières auxquelles sont confrontées les femmes, notamment lorsqu’elles doivent assurer la protection de leurs enfants.
Elle a également souligné l’importance de l’implication des jeunes dans les processus de paix. Malgré les actions menées au cours des 25 dernières années, notamment à travers des ateliers et des campagnes de sensibilisation, la connaissance de ces résolutions reste encore limitée.
« Quand on n’est pas au courant de quelque chose, on ne sait pas comment s’impliquer, on ne sait pas comment s’engager », a-t-elle déclaré.
Françoise Tougry a ainsi appelé les médias à contribuer à la vulgarisation de ces textes auprès des populations. L’objectif est de permettre à chacun de mieux comprendre le rôle des femmes et des jeunes dans la construction de la paix. « Avec la crise sécuritaire, la paix est devenue un trésor », a-t-elle conclu.
Renforcer la participation aux mécanismes de paix
Le représentant de l’ONG Diakonia, Thomas Ouédraogo, a également relevé la vulnérabilité des femmes et des jeunes face à la crise sécuritaire et humanitaire. Il a toutefois salué leur rôle dans la résilience communautaire et la cohésion sociale.
Il a déploré leur faible présence dans les instances de décision et les mécanismes de paix. « Aucune paix durable ne pourra se bâtir au Faso sans la participation pleine, égale et active des jeunes et des femmes », a-t-il affirmé.
Leur implication, de ses dires, doit être renforcée à travers le financement des initiatives locales, leur participation aux mécanismes de prévention des conflits et la protection de leurs droits.
Au nom de Diakonia, Thomas Ouédraogo a réaffirmé l’engagement de l’organisation à accompagner les femmes et les jeunes. Il a également appelé à une mobilisation collective pour une gouvernance inclusive de la paix.
Éléonore Savadogo
Faso7



