Burkina Faso : La Stratégie nationale Genre 2026-2030 et son plan d’action en cours de validation

Les travaux de l’atelier national de validation de la Stratégie nationale Genre (SNG) 2026-2030 et de son plan d’action 2026-2028 se sont ouverts ce 18 août 2026 à Ouagadougou. Portée par la Direction générale de la promotion de la femme et du genre avec l’appui financier de partenaires, dont l’Agence belge de coopération internationale (Enabel), cette rencontre vise à consolider et valider ces documents en vue de leur mise en œuvre pratique.
Cette Stratégie nationale Genre 2026-2030 fait suite à celle élaborée en 2020, qui couvrait la période 2020-2024. Elle a permis d’engranger des acquis conformément à son objectif, qui est de favoriser l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles au Burkina Faso. Face aux défis qui ont été énumérés, le ministère de la Famille et de la Solidarité a entrepris l’élaboration de la nouvelle stratégie 2026-2030 et de son plan d’action opérationnel 2026-2028.
Elle a nécessité une démarche participative en ce sens qu’elle a impliqué plusieurs acteurs, notamment les administrations publiques, les institutions, les collectivités territoriales, les structures de recherche et les organisations non gouvernementales. Selon Emile Zabsonré, secrétaire général du ministère de la Famille et de la Solidarité, lors de cet atelier, l’ensemble des acteurs vont procéder à l’analyse de la cohérence des documents avant leur validation.
« Les documents qui sortiront de cette rencontre constitueront le cadre de référence des interventions nationales en matière de promotion du genre pour les cinq prochaines années. Ils orienteront les politiques publiques, les programmes et les projets mis en œuvre par les différents acteurs, tout en favorisant une meilleure coordination des interventions», a-t-il ajouté.
À écouter la directrice générale de la promotion de la femme et du genre, Thérèse Valérie Sanou, le document permettra aux acteurs d’améliorer les conditions de vie des personnes déplacées internes. Cela passe par leur réinstallation dans les localités d’origine.
« Et quand on regarde de près, la majeure partie de ces populations est constituée majoritairement de femmes. Il s’agira de les accompagner à renforcer leur résilience à travers des activités génératrices de revenus, en leur octroyant des unités de production, en aménageant des sites maraîchers pour renforcer leur résilience», a-t-elle expliqué.
Le ministère de la Famille et de la Solidarité entend par ailleurs intensifier la lutte contre les violences basées sur le genre. Dans cette dynamique, la directrice générale de la promotion de la femme et du genre a indiqué que l’accent sera particulièrement mis sur l’offre de prise en charge au sein des services sociaux au profit des victimes.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



