Ouagadougou : 600 femmes formées aux métiers du textile grâce au projet PAGO

Dans le cadre du Projet d’Appui à la Croissance Économique Urbaine et à la Gouvernance Métropolitaine du Grand Ouaga (PAGO), 600 femmes issues de neuf communes ont reçu, ce 29 septembre 2026, leurs attestations de formation ainsi que des équipements pour exercer dans les métiers du textile. Soutenue par l’Union européenne, cette initiative vise à renforcer l’autonomie économique des femmes et à favoriser leur insertion professionnelle.

Au total, 600 femmes ont été retenues parmi près de 3 000 candidatures. Pendant un mois, elles ont été formées aux métiers du textile, notamment dans les domaines de la teinture et du tissage. Les bénéficiaires sont issues de neuf communes de l’intercommunalité du Grand Ouaga : Loumbila, Koubri, Komsilga, Saaba, Pabré, Komki-Ipala, Tanghin-Dassouri, Soungouliba et Bingo. À l’issue de ce cursus, les participantes ont reçu des attestations ainsi que des équipements destinés à leur permettre de poursuivre leurs activités et de développer leurs compétences.

Pour l’Union européenne, cet accompagnement doit permettre aux femmes formées de gagner en autonomie. Inga Stefanowicz, cheffe de Partenariats de l’Union européenne au Burkina Faso, a souligné l’engagement de l’institution en faveur du développement économique des populations. « Avec ces appuis, l’Union européenne exprime son engagement à fournir aux populations des conditions améliorées pour un développement socio-économique soutenu et durable », a-t-elle déclaré.

De son côté, le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, Maurice Konaté, a rappelé l’importance de soutenir les femmes dans leurs activités génératrices de revenus. Selon lui, investir dans la femme revient également à soutenir l’économie nationale. Par ailleurs, le PDS a félicité les bénéficiaires pour leur assiduité durant la formation, leur résilience face aux difficultés et leur détermination à devenir des professionnelles du textile. Il les a invitées à persévérer dans le métier appris, notamment pour contribuer à la valorisation du coton burkinabè.

Dans le même sens, le représentant du ministre de la Famille et de la Solidarité, marraine de cette cérémonie, Livingstone Guétaouindé Saba, a salué l’initiative et réaffirmé sa disponibilité à accompagner les actions en faveur de l’autonomisation des femmes. L’objectif est de leur permettre de passer progressivement de la dépendance à l’autonomie et de l’apprentissage à l’entrepreneuriat.

Pour les bénéficiaires, cette formation représente une nouvelle opportunité. Dadidiatou Kaboré/Kanfando, l’une des participantes, explique avoir assimilé en un mois les techniques de teinture et de tissage de pagnes. Elle estime que cet apprentissage lui permettra désormais d’exercer un métier et de mieux subvenir aux besoins de sa famille.

À travers cette initiative, le Projet d’Appui à la Croissance Économique Urbaine et à la Gouvernance Métropolitaine du Grand Ouaga entend ainsi contribuer durablement au renforcement des compétences des femmes et à leur essor économique.

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