91 microentreprises sur 100 restent actives grâce au projet IMPACT-BF

À Tenkodogo, Bittou, Koupéla et Pouytenga, un projet d’entrepreneuriat inclusif aide des personnes affectées par la crise, dont des personnes en situation de handicap, à retrouver leur autonomie financière. Au 30 septembre 2026, 91 des 100 activités génératrices de revenus (AGR) lancées étaient toujours actives.
Au Burkina Faso, les autorités encouragent les organisations et les projets humanitaires à ne pas se limiter à l’urgence, mais à miser sur le relèvement des communautés. Cette orientation vise à renforcer la résilience des populations affectées par la crise et à restaurer durablement leurs moyens d’existence. Le projet « Mesures d’inclusion pour les personnes affectées par la crise dans les zones ciblées au Burkina Faso » (IMPACT-BF) s’inscrit dans cette dynamique.
Un consortium au service du relèvement
Le projet est porté par Light for the World, la Croix-Rouge burkinabè (CRBF) et l’Association d’appui et d’éveil Pugsada (ADEP), avec le soutien financier de la Coopération autrichienne (ADA). Il place l’inclusion du handicap et l’équité de genre au cœur de son action, afin que le relèvement profite à toutes les composantes de la communauté.
Les bénéficiaires ont été identifiés avec les services provinciaux de l’action humanitaire et les organisations de personnes handicapées, en cohérence avec les structures locales. Au total, 100 personnes issues des communautés déplacées et des communautés hôtes ont suivi un parcours de formation en entrepreneuriat, en gestion financière et dans des métiers porteurs.
Des activités ancrées dans les réalités locales
Les activités retenues valorisent les opportunités économiques de chaque zone : aviculture, embouche ovine et porcine, mécanique moto, petit commerce, saponification, tissage et transformation agroalimentaire. Ce choix contribue à dynamiser les économies locales et à créer de la valeur au sein même des communautés.
Les bénéficiaires ont aussi élaboré leurs plans d’affaires et renforcé leurs compétences en gestion financière, en marketing, en épargne, en accès au microcrédit et en réinvestissement. Des fonds de roulement, des équipements et des intrants ont ensuite permis le démarrage de leurs entreprises.
Un taux de maintien de 91 %
Selon l’évaluation arrêtée au 30 septembre 2026, 91 activités sur 100 restent actives : 23 à Tenkodogo, 23 à Bittou, 23 à Koupéla et 22 à Pouytenga, soit un taux de maintien en activité de 91 %.
Ce chiffre montre une continuité économique encourageante, mais il ne suffit pas à mesurer la rentabilité ni la pérennité des entreprises. Les mobilités géographiques, les interruptions temporaires et les abandons relevés rappellent la nécessité d’un accompagnement adapté aux réalités de chaque bénéficiaire.
Consolider pour inscrire le relèvement dans la durée
L’enjeu est désormais de pérenniser ces résultats. Cela passe par un suivi régulier, un meilleur accès aux débouchés et le renforcement des capacités de réinvestissement des bénéficiaires. La poursuite de la collaboration avec les services de l’État et les acteurs locaux demeure déterminante pour y parvenir.
Avec IMPACT-BF, l’objectif est de permettre à des personnes vulnérables de passer du statut de bénéficiaires de l’aide à celui d’acteurs de leur propre reconstruction économique, en phase avec la volonté affichée de privilégier le relèvement communautaire.
Correspondance particulière
Faso7



