Souleymane Badiel : « Notre système éducatif n’a jamais atteint un tel degré de déliquescence »

La Fédération des Syndicats nationaux des Travailleurs de l’Education et de la Recherche (F-SYNTER) a clôturé son 2e congrès ordinaire débuté le 24 mars 2022 à Ouagadougou. Ce congrès a reconduit à la tête du syndicat, les anciens membres du bureau, au nombre de quinze (15). Le bureau sera piloté par Souleymane Badiel comme secrétaire général (S.G.) fédéral de la F-SYNTER.
Le secrétaire général, Souleymane Badiel, a fait savoir que la reconduction des anciens membres du bureau de la F-SYNTER est un message qui leur est envoyé par l’ensemble des structures et leurs militants. Et ce message peut se comprendre par le fait qu’il y a eu « un excellent travail qui a été fait tout au long du mandat passé », a-t-il soutenu.
Si l’ancienne équipe a été reconduite, c’est aussi pour renforcer et améliorer des chantiers, à l’en croire. « Ces chantiers peuvent se résumer dans un premier temps en la construction de notre Fédération parce que c’est ça le premier chantier. Tout ce que nous pouvons faire par la suite dépendra de la force et du dynamisme de notre organisation. Le deuxième chantier, c’est la lutte contre la remise en cause des acquis et des libertés aussi bien dans l’éducation mais aussi de façon globale à la lutte générale dans notre pays » a laissé entendre Souleymane Badiel. Pour les activités qui vont concourir à l’atteinte de ces objectifs, le S.G de la F-SYNTER a indiqué qu’il sera essentiellement question, « d’élévation de niveau de conscience politique et syndicale en termes de formation ».
Se prononçant sur la situation des écoles fermées du fait des attaques des groupes terroristes, le S.G. de la F-SYNTER a laissé entendre : « Notre système éducatif n’a jamais atteint un tel degré de déliquescence (…) La situation est extrêmement grave ».
Toutefois, le premier responsable de la F-SYNTER se veut optimiste quant à la fin de la crise sécuritaire au Burkina Faso. « Nous nous restons optimistes parce que nous sommes convaincus que notre peuple dispose de ressources. Ce qui manque pour l’instant, c’est sa capacité à mieux s’organiser, c’est sa capacité à mieux se mobiliser pour prendre en charge conséquemment, les graves défis auxquels il est confronté aujourd’hui dont le défi le plus important c’est le défi sécuritaire avec toutes les conséquences qui en découlent », a déclaré Souleymane Badiel.
Elisé SOME
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