Compétition inter filières de débat et d’art oratoire: Des étudiants de l’ISPP s’initient à l’art de la parole

Le club de débat et d’art oratoire de l’Institut supérieur privé polytechnique (ISPP) a initié au profit des étudiants dudit institut, une formation suivie d’une compétition inter filière de débat. Le 19 avril 2024, ce sont quatre (4) équipes qui ont rivalisé de talents oratoires pour avoir leur place en demi-finale.
Pour cette édition 2024 des compétitions inter filières de débat et d’art oratoire de l’ISPP, il s’agit de l’équipe de la Gestion des ressources humaines (GRH) opposée à celle du droit, du marketing et gestion commerciale contre la communication et de l’équipe de finance comptabilité face à celle de banque qui se sont soumises à l’exercice d’argumentation orale. Le principe de la compétition est que chaque équipe doit donner son point de vue sur un sujet bien déterminé, tout en tenant compte des règles de la bonne argumentation, du ton et la gestuelle adéquate.
«Ce gouvernement légalisera la prostitution», «ce gouvernement pense que le rôle de la femme dans le développement africain est négligeable» ou «ce gouvernement pense que la sexualité s’enseigne en famille», ce sont, entre autres, les thèmes qui ont été soumis aux orateurs. Les membres de chaque équipe constituée de trois débatteurs doivent individuellement acquérir le maximum de points pour lui et son équipe.
Yvonne Carine Synthia Kinda, présidente du club, voit en cette compétition une manière pour chaque débatteur d’affirmer sa personnalité et de développer un esprit d’argumentation. Cela passe bien évidemment par le travail en équipe, la recherche et l’analyse des arguments pertinents. Selon ses propos, tous les étudiants de toutes les filières doivent pouvoir s’exprimer aisément en public.
«Beaucoup n’ont pas confiance en eux et grâce aux coachs, on inculque cette confiance pour que ça soit limpide», a-t-elle expliqué.
Les membres du jury ont quant à eux salué l’engouement des étudiants de ISPP à suivre et participer à ces débats. Pour lui, le niveau de débatteur est appréciable, mais au-delà, chacun doit se donner davantage. Il prend pour exemple les thèmes qui n’ont pas été assez approfondis au cours des débats.
« Ils ont apporté ce qu’on attendait d’eux. Il faut savoir qu’on ne finit jamais d’apprendre. Il y a certains qui ont surfé sur le sujet, il y a d’autres également qui étaient dans le thème. En l’élan du débat, il faut percer le mystère sur le thème et nous apporter quelque chose auquel on ne s’attendait pas», a indiqué Ismaël Soré, Président du jury.
Quant aux débatteurs, ils s’engagent à mettre en application les conseils des membres du jury pour être plus efficaces. Hilary Latifa Kam, étudiante en banque et microfinance, n’a pas manqué d’exprimer sa joie à la participation de ces débats. Elle entend ainsi s’améliorer pour la suite des événements.
« Avant de commencer, il y a le stress et puis on ne connaît pas d’abord sa capacité, mais après avoir fini on peut être sûr si on a bien presté ou pas» s’est exclamé.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



