Burkina Faso : Synergie d’actions et interopérabilité au cœur du 1ᵉʳ CASEM 2026 de la Sécurité

Le ministère de la Sécurité a tenu, ce vendredi 6 mars 2026 à Ouagadougou, son premier Conseil d’Administration du Secteur Ministériel (CASEM) de l’année. Placé sous le thème « Approche intégrée de la sécurité intérieure : quelle synergie d’actions et de systèmes interopérables pour un maillage optimal du territoire national ? », ce CASEM est présidé par le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.

L’objectif du premier CASEM du ministère de la sécurité ouvert ce vendredi 6 mars 2026, est d’évaluer les performances enregistrées en 2025 et d’examiner le programme d’activités 2026. Cette rencontre permettra aux acteurs du ministère de mettre en lumière leurs succès, de corriger les insuffisances et, surtout, de revisiter les recommandations du CASEM 2025 afin d’identifier les solutions les plus adaptées pour l’atteinte des résultats attendus cette année.

Selon le ministre Mahamadou Sana, les principaux points de cette session portent sur l’examen et la validation du rapport d’activités au 31 décembre 2025 qui enregistre un taux global de réalisation physique de 97,62 % et une exécution financière de 86,95 %, ainsi que sur le programme d’activités 2026.

La coordination étroite entre la Police nationale, la Gendarmerie nationale, les Eaux et Forêts, ainsi que les autorités militaires, administratives et judiciaires, relève d’une exigence stratégique.

Le ministre a souligné que le thème de ce CASEM répond à des impératifs d’efficacité.  « Il nous faut penser et agir collectivement, dans une logique d’intégration et de complémentarité », a informé le ministre Sana. Cette approche repose sur des piliers tels que la synergie d’actions, l’interopérabilité des systèmes et le maillage du territoire national.

La synergie d’actions est présentée comme un pilier fondamental. La coordination étroite entre la Police nationale, la Gendarmerie nationale, les Eaux et Forêts, ainsi que les autorités militaires, administratives et judiciaires, relève d’une exigence stratégique. « Il s’agit de dépasser les logiques institutionnelles isolées pour bâtir un cadre de coopération fluide, fondé sur le partage de l’information et la planification conjointe », a rappelé le ministre.

« Le maillage territorial n’est pas seulement une question de couverture géographique » (Mahamadou Sana)

L’interopérabilité des systèmes est un volet qui appelle à une communication sécurisée entre les dispositifs techniques du ministère. « L’interconnexion des bases de données, l’harmonisation des outils de communication, la standardisation des procédures et l’adoption de référentiels communs sont des leviers indispensables pour renforcer la réactivité et la capacité d’anticipation de nos services », a déclaré le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.

En ce qui concerne le maillage du territoire, il est question d’opérer un redéploiement intelligent des effectifs et une articulation cohérente entre les forces conventionnelles et les dispositifs de proximité. « Le maillage territorial n’est pas seulement une question de couverture géographique. C’est aussi une question de confiance entre les forces de sécurité et les populations », a-t-il précisé.

Avec l’ambition de garantir la paix et la stabilité à chaque citoyen, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana a exhorté les participants à des échanges francs et constructifs. L’enjeu de ce premier CASEM est de définir une feuille de route claire, assortie d’objectifs mesurables pour l’année 2026.

Alice Suglimani THIOMBIANO

Faso7

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