UACO 2026 : Le gouvernement appelle à traduire les recommandations en actes face à la guerre communicationnelle

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a invité les professionnels des médias et de la communication à traduire en actions concrètes les recommandations de la 15ᵉ édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO). Il s’est exprimé ce 9 octobre 2026, lors de la cérémonie de clôture de cette édition axée sur les défis de la guerre communicationnelle en Afrique.
Placée sous le thème « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », cette édition a réuni pendant trois jours des personnalités, des délégations et des professionnels des médias autour des enjeux liés à la souveraineté communicationnelle du continent.
Au programme figuraient notamment un colloque thématique et le Forum des acteurs et des médias de la communication de la Confédération des États du Sahel (AES). Les échanges ont porté sur les défis de l’information, les manipulations médiatiques et les compétences nécessaires pour faire face aux mutations numériques.
À la clôture des travaux, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a salué la mobilisation des participants ainsi que la qualité des réflexions menées. Il les a invités à s’approprier les conclusions des travaux afin d’améliorer les pratiques professionnelles et de contribuer à la diffusion d’une information fiable.
La nécessité de maîtriser les outils numériques
Pour le ministre, le contexte de guerre communicationnelle impose aux journalistes et aux communicateurs une vigilance accrue. Face à la surinformation, à la désinformation et aux tentatives de manipulation de l’opinion publique, les professionnels sont appelés à faire preuve de rigueur et de discernement dans le traitement de l’information.
« Face à la guerre communicationnelle, les acteurs de l’information et de la communication en Afrique doivent, plus que jamais, faire preuve de rigueur, de discernement, de professionnalisme, de responsabilité et d’éthique », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité de maîtriser les outils numériques, d’analyser les contenus et de vérifier les faits avant leur diffusion. Ces compétences constituent, selon les enjeux abordés lors de cette rencontre, des leviers pour préserver la cohésion sociale, consolider la paix et éclairer le débat public.
Les travaux des UACO 2026 ont débouché sur plusieurs recommandations visant à renforcer les capacités des acteurs de l’information et de la communication. Parmi les pistes retenues figurent la promotion du journalisme de vérification, le développement de mécanismes de veille et d’alerte ainsi que le renforcement de l’éducation aux médias et à l’information, particulièrement auprès des jeunes.
Les participants ont également mis en avant l’importance de la formation continue dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, la gestion des données et la cybersécurité, dans un environnement médiatique marqué par des mutations technologiques rapides.
« L’achèvement de ces travaux ne marque pas pour autant la fin de notre réflexion »
Toutefois, pour le ministre chargé de la Communication, l’adoption de recommandations ne saurait constituer une fin en soi. Leur portée dépendra surtout de leur appropriation et de leur mise en œuvre effective par les acteurs concernés.
« L’achèvement de ces travaux ne marque pas pour autant la fin de notre réflexion, mais plutôt le commencement d’une nouvelle phase, celle de l’action, de l’appropriation et de la mise en œuvre », a-t-il affirmé.
La clôture de cette 15e édition ouvre ainsi une nouvelle étape pour les professionnels des médias et de la communication, appelés à renforcer leurs pratiques et à contribuer à une communication responsable au service de la souveraineté informationnelle de l’Afrique.
Silvyane Bazié (stagiaire)
Faso7



