Café littéraire de l’Énarque : une 4ᵉ édition pour renforcer la qualité de la formation des stagiaires

L’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a organisé, ce mercredi 4 juin 2025 à Ouagadougou, la 4e édition du Café littéraire de l’Énarque.
L’objectif de ce café littéraire, selon le secrétaire général de l’ENAM, Salfo Ouédraogo, c’est de renforcer la qualité de la formation qui est donnée aux énarques. Des dires du secrétaire général, les curriculums qui sont dispensés aux élèves ne prennent pas en compte tous les aspects que l’ENAM souhaite inculquer à ses stagiaires.
Ce café littéraire de l’Énarque est donc le cadre approprié pour les élèves stagiaires, issus de l’administration publique, des collectivités territoriales et du secteur privé, de partager des expériences, notamment sur des thématiques littéraires qui ne sont pas abordées pendant les cours, selon le secrétaire général de l’ENAM, Salfo Ouédraogo.
« C’est vraiment ça notre objectif. Participer au renforcement de la formation de nos stagiaires, participer aussi à améliorer la culture auprès de nos élèves pour faciliter leur formation, leur renforcement de capacité », a-t-il ajouté.

Pour faire ce partage d’expérience sur la culture littéraire, le choix des premiers responsables de l’ENAM s’est porté sur quatre écrivains. Il s’agit de Kader Ouédraogo auteur du livre « les satires de ma lyre», d’Ilassa Banda qui a écrit « les confessions de la Kalachnikov», Napouri Pierre Ouédraogo avec son œuvre, « Dieu ou le destin», Ounteni Félix Natama avec « le prix de la stigmatisation ». Tour à tour, ils ont détaillé et expliqué le contenu de leurs œuvres littéraires aux élèves administrateurs qui sont venus en savoir plus.
« C’est un plaisir d’avoir cette opportunité d’échanger avec les énarques qui sont les futurs cadres du pays. Ce sont des gens qui seront amenés un jour à prendre des décisions. Et avoir des gens d’un tel gabarit en face, ça permet de véhiculer un message. Un énarque qui reçoit un message ici, on peut imaginer l’impact que cela peut avoir sur la société », a confié Ilassa Banda, auteur.
Parmi les énarques présents au café littéraire, la satisfaction se lisait sur les visages. Ils ont confié avoir beaucoup appris sur ces auteurs ainsi que sur les différentes œuvres.
« J’ai été enrichi par ces ouvrages. Ça donne à réfléchir. Ça donne à savoir que c’est ce que nous semons que nous récoltons. Les gens sont ce qu’ils sont parce que la société les pousse à l’être », a expliqué Sephora Simporé, greffier en chef.
Rappelons que ce présent Café littéraire de l’Énarque marque l’acte I de l’année 2025. L’initiative a été lancée par l’ENAM depuis 2023.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



