Burkina Faso : Des acteurs culturels du Nazinon distingués à la 7ᵉ édition de la Rentrée du Droit d’Auteur

La 7ᵉ édition de la Rentrée du Droit d’Auteur (RDA) a connu son dénouement final à travers la Nuit du droit d’auteur, le 20 décembre 2025 à Manga, dans la région du Nazinon. Elle a été l’occasion pour le Bureau Burkinabè des Droits d’Auteur (BBDA) de saluer et récompenser le mérite des acteurs culturels de la région.
Au cours de la 7ᵉ Nuit du droit d’auteur, le Bureau Burkinabè des Droits d’Auteur (BBDA) a décerné plusieurs trophées et des attestations de remerciement. Les premiers récipiendaires ont été les parrains de la RDA 2025. Il s’agit, notamment, du ministre chargé de l’Éducation de base et de la promotion des langues nationales, la ministre chargée de la transition digitale, le chargé de mission de la présidence du Faso, et le président de la chambre consulaire régionale. Toutes ces personnalités ont reçu des attestations de remerciement.
La Nuit du Droit d’auteur a aussi décerné des trophées à quatre membres du BBDA, dont Ami Nana plus connue sous son d’artiste Natou Baswidga. Dans la catégorie utilisateur des œuvres artistiques, les trophées ont été décernés à plusieurs complexes hôteliers et radio de la région. Il faut retenir de cette liste, l’hôtel Namalguezanga, la radio Notre Dame de la paix, la radio Goulou et le bar dancing Zarna Ziiga.
Dans son allocution, le directeur général du BBDA, Dr Hamed dit Patindeba Patric Lega, a confié que la 7ᵉ RDA a été fructueuse. Elle a été marquée par une conférence inaugurale sur le thème principal : « Le droit d’auteur à l’ère de L’intelligence artificielle : comment repenser la gestion collective ? ». La conférence inaugurale a fait place à un panel avec des sous-thèmes qui interrogent sur la paternité, le statut et l’originalité des œuvres générées par l’intelligence artificielle.

De façon globale, Dr Hamed dit Patindeba Patric Lega a expliqué qu’une œuvre ne peut être créée uniquement par l’IA, mais cette intelligence génère des œuvres sous la demande d’une intelligence humaine. De ce fait, dit-il, une œuvre générée à 100 % par l’IA est d’ores et déjà exclue de la protection du droit d’auteur.
« Par contre, il conviendrait de pouvoir quantifier le degré d’intervention de l’homme par rapport à celui de la machine pour déterminer la paternité de cette œuvre », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’en ce qui concerne la gestion collective des œuvres générées par l’IA, les communicateurs ont proposé des solutions qui sont de tirer l’expérience d’autres pays.
Le ministre chargé de la Culture, dans son discours lu par le gouverneur de la région, a indiqué que l’IA ne remplace pas l’artiste dans sa création. Pour lui, elle apparaît comme un allié afin de lui permettre de mieux exprimer ses idées. Pour cela, il importe d’adapter le cadre juridique de protection des œuvres littéraires et artistiques et la gestion collective en tenant compte de la réalité du moment.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



