Transport routier de marchandises : l’OCOD-BF plaide pour la professionnalisation et la modernisation du secteur

L’Observatoire pour la Célérité des Opérations Douanières du Burkina Faso (OCOD-BF) tient les 12 et 13 novembre 2025, un atelier d’information et de sensibilisation à la Direction régionale de la Chambre de commerce et d’industrie de Bobo-Dioulasso sur le thème : « Professionnalisation et facilitation du transport routier de marchandises au Burkina Faso ». La cérémonie d’ouverture, a été présidée ce 12 novembre par le ministre en charge de l’Économie, Dr Aboubacar NACANABO, représentant le Premier ministre.

Créé il y a deux ans, l’OCOD-BF a pour mission de contribuer à rendre les opérations douanières plus rapides et plus fluides. Cet atelier vise à examiner les défis du transport routier, maillon essentiel du commerce et du développement économique national. Le ministre Aboubacar NACANABO a rappelé l’importance stratégique du secteur des transports dans la vie économique du pays.

Pour lui, « le transport joue un rôle essentiel dans l’approvisionnement du pays, mais aussi dans la dynamique économique d’ensemble. C’est pourquoi nous avons tenu à être présents pour passer un message fort. A savoir que les transporteurs doivent se professionnaliser et se responsabiliser afin de contribuer efficacement à l’essor économique du Burkina Faso ».

Le ministre en charge de l’Economie a également insisté sur la nécessité de moderniser le parc automobile national. À l’entendre, les véhicules trop anciens augmentent les coûts de transport, ce qui se répercute sur les prix des marchandises et alimente l’inflation. Il a ajouté que « nous espérons qu’au sortir de cet atelier, des propositions concrètes seront formulées pour dresser un plan d’action permettant de moderniser le transport routier et de soutenir une économie plus compétitive ».

« …30 % des sociétés de transport évoluent dans l’informel… »

Pour sa part, le Colonel des Douanes, Robert KONTOGOM, président de l’OCOD-BF, a rappelé que l’observatoire est une structure composée à parité du secteur public et du secteur privé, avec vingt membres. Il a expliqué que les échanges s’articuleront autour de sept communications portant sur deux axes : la professionnalisation et la facilitation du transport routier de marchandises. Le Colonel des Douanes, Robert KONTOGOM a aussi souligné que « nous avons constaté que plus de 30 % des sociétés de transport évoluent dans l’informel et que plusieurs ne disposent pas d’un agrément pourtant exigé par la réglementation ». Pour lui, cette situation pose un véritable problème de gouvernance du secteur car « un transporteur non professionnel n’est pas toujours soucieux du respect des textes. Or, la professionnalisation rime avec la facilitation ».

Le président de l’OCOD-BF a également insisté sur la lutte contre les tracasseries routières, qui freinent la fluidité du commerce. A l’en croire, un secteur structuré et conforme aux normes légales réduit les pratiques illicites et permet une meilleure défense des opérateurs économiques respectueux des règles.

« L’OCOD-BF œuvre à défendre les acteurs qui respectent les textes en vigueur. Mais lorsque certains opérateurs s’en écartent, cela complique le travail de l’observatoire. Nous voulons donc encourager la conformité, la transparence et la professionnalisation pour que les transports routiers contribuent pleinement à la compétitivité économique du Burkina Faso », a-t-il expliqué.

Les participants à l’atelier, venus de l’administration, du secteur privé et des organisations professionnelles, échangeront durant deux jours sur les défis et les perspectives du transport routier au Burkina Faso. Les recommandations issues des travaux serviront à orienter les futures actions de l’OCOD-BF et des partenaires concernés en vue d’une meilleure efficacité du système de transport et des opérations douanières. Cet atelier marque une étape importante dans la volonté du gouvernement de moderniser le secteur des transports et de renforcer la compétitivité économique nationale. L’OCOD-BF entend ainsi jouer pleinement son rôle de catalyseur entre l’État et les acteurs du secteur privé pour des échanges commerciaux plus fluides et plus performants.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page