Voice academy Ouagadougou : Fin de formation pour la 3ᵉ promotion de Voix Off

La Voice academy, premier centre de formation professionnelle aux métiers de la voix parlé au Burkina Faso, a livré sa troisième cuvée d’étudiants, ce 11 avril 2025 à Ouagadougou. Au nombre de 30, ils ont reçu leurs attestations de fin de formation certifiant de leur aptitude professionnelle.

« Audace ». C’est le nom de promotion qui a été donné par Roland Batoua, promoteur de la Voice academy Ouagadougou, à la troisième cuvée des étudiants aux métiers de la voix parlé. Ces apprenants sont venus du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Burkina Faso et ils ont été formés pendant deux mois aux techniques vocales, aux techniques de rédaction et d’expression orale. Ces étapes ont permis aux étudiants d’aboutir à la filière de la Voix Off, a ajouté Roland Batoua.

C’est donc sans ambages, qu’il leur a décerné ces attestations de fin de formation. Aussi, dit-il, le nom de la promotion témoigne de l’adversité et de la volonté d’apprentissage qui ont animé les étudiants. Depuis février 2024, 80 personnes ont été formées au niveau du centre. 

« Audace déjà, c’est sortir des sentiers battus. Ils sont professionnels pour la plupart. Il y a certains qui viennent d’autres horizons pour venir faire la Voix Off. C’était de l’audace, c’était la curiosité, ils ont réussi ce pari. Pour moi, l’audace, c’est le chemin », s’est-il expliqué.

Le parrain de la promotion, Issoufou Saré, n’a pas manqué de féliciter le promoteur de la Voice Academy. Pour lui, en formant les étudiants à la Voix Off, Roland Batoua vient combler un vide dans l’univers du métier de la voix parlé. Issoufou Saré a fait remarquer que l’importance de ce métier n’est plus à démontrer. Il a invité ses filleuls à prendre la Voix Off comme étant un métier à part entière.

« Vous savez, aujourd’hui, si je prends le côté cinéma qui est en train de se développer, de plus en plus, nous aurons besoin de doubler des films francophones en anglais ou des films anglais en français. Ailleurs, il y a des personnes qui en vivent carrément, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas en vivre », a-t-il encouragé.

Noella Laeticia Topan et Fulgence Bouda, tous deux étudiants en fin de formation, ont déjà assimilé le message du parrain. Ils sont persuadés d’avoir acquis des connaissances supplémentaires afin de perfectionner leur art. 

« Je vais davantage m’investir dans la Voix Off parce que je constate que dans le monde de la communication, précisément en Voix Off, nous sommes un peu en retard. Ce n’est pas tellement développé et avec cette formation, nous allons booster peu à peu le marché de la Voix Off », a lancé Noella Laeticia Topan. 

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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