Salon International de la Bourse Africaine (SIBA) : La 1ʳᵉ édition ouvre ses portes à Ouagadougou

Le lancement de la 1re édition du Salon International de la Bourse Africaine (SIBA) est intervenue, ce vendredi 4 avril 2025 à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l’Économie et des Finances, représenté par son conseiller technique, Saidou Diallo.
Placée sous le thème « Éducation boursière : un levier de croissance économique et durable », cette manifestation qui est à sa première édition vise, selon ses principaux initiateurs, à sensibiliser la population sur le fonctionnement de la bourse, ses différentes composantes ainsi que les opportunités qu’elle offre.
Boukaré Bancé, promoteur et commissaire général du Salon International de la Bourse Africaine (SIBA), a souligné l’importance d’une telle initiative face au déficit d’éducation boursière au Burkina Faso. Selon lui, « il y a beaucoup de questions et d’interrogations, mais aucun cadre n’existe pour regrouper les acteurs et leur permettre de comprendre réellement ce qu’est la bourse ».
Il a également mis en exergue le besoin universel de faire fructifier ses revenus, soulignant que cette quête concerne aussi bien les particuliers que les entreprises. À l’en croire, la méconnaissance des marchés financiers pousse certains à se tourner vers des systèmes douteux. À cet égard, il a rappelé que « la bourse se présente comme un moyen transparent et sécurisé d’investir, accessible à tous, sans nécessiter de disposer de millions ».
Des panels sur comment investir en bourse
Pour conclure, il a expliqué que le salon vise trois objectifs principaux, à savoir « promouvoir les marchés financiers, faire connaître les métiers qui y sont liés », un secteur encore peu structuré en matière de formation au Burkina Faso, et « encourager les PME et PMI à recourir à la bourse pour lever des fonds », afin de pallier les difficultés d’accès au financement auxquelles elles sont confrontées.
Durant 48 heures, plusieurs activités seront menées dans le cadre du SIBA. Il s’agit entre autres de panels et d’ateliers sur des thèmes en lien avec la manière d’investir en bourse. Il est également prévu des stands d’exposition.
Saidou Diallo, conseiller technique du ministre chargé de l’Économie et représentant le ministre, a salué cette initiative, estimant qu’elle permet de mieux faire comprendre la bourse au grand public. À son avis, « organiser une telle activité permet déjà à la masse de comprendre ce qu’est la bourse et de voir comment participer aux différentes activités boursières ».
La bourse dans l’industrie minière
Il a de plus indiqué que la bourse représente un levier de croissance tant pour les entreprises que pour les citoyens, qui peuvent y investir afin de générer des revenus. « Traditionnellement, les gens ne voient pas toujours la bourse comme un outil qu’on peut utiliser pour rentabiliser, alors que techniquement et dans la pratique, c’est ce qu’on voit tous les jours », a-t-il expliqué.
Enfin, il a mentionné que l’État, à travers le ministère chargé de l’Économie, joue un rôle clé dans l’encadrement et la régulation du secteur boursier afin d’assurer son bon fonctionnement.
Abdoul Rasaky Kaboré, directeur général de SCOOP-CA/Burkina Mine, a expliqué que la participation de sa structure au SIBA 2025 vise à se faire connaître, à explorer d’éventuels partenariats et à sensibiliser le public sur le financement participatif. « L’objectif est d’expliquer au grand public ce que nous faisons, ce qu’est le financement participatif, et de l’informer sur les opportunités d’investissement, en particulier dans le secteur minier, afin d’en faire un levier de développement pour nos États africains », a-t-il déclaré.
Il a aussi insisté sur le rôle crucial de la bourse pour l’industrie minière, soulignant qu’elle constitue un moyen efficace de mobiliser des ressources financières pour l’exploration, l’exploitation et le développement des infrastructures de transformation. « La bourse est vraiment le cadre approprié pour les sociétés minières comme la nôtre, car elle facilite la levée de fonds nécessaires à nos activités », a-t-il confié.
Éléonore Savadogo (stagiaire)
Faso7



