Burkina Faso : La 7ᵉ édition de l’Initiative Women Leadership in Africa Forum (WoLAf) ferme ses portes sous une note de satisfaction

Débutée le mercredi 26 mars 2025, la 7ᵉ édition de l’Initiative Women Leadership in Africa Forum (WoLAf) a refermé ses portes, lors de la prestigieuse nuit des Guimbis, nuit des récompenses, le vendredi 28 mars 2025.
Avec pour thème, « Jeune femme – Culture – Développement » cette 7ᵉ édition du WoLAf avait pour parrain, l’Ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Daniel Aristi Gaztelumendi et pour marraine, la talentueuse réalisatrice burkinabè, Apolline Traoré.

Fidèle à son crédo, le WoLAf 2025 a été une véritable tribune de promotion du leadership et de l’autonomisation de la femme. Il a réuni plus de 200 jeunes filles et une trentaine de femmes leaders durant 72 heures.
L’idée est de favoriser le dialogue entre les générations afin de faciliter l’éclosion de jeunes femmes talentueuses, qui ont besoin de se faire écouter et de se faire suivre par des modèles de réussite.
Une édition riche en activités
Au cours de ces trois jours, les participantes au WoLAf ont mené plusieurs activités. Il s’agit des immersions dans une dizaine d’entreprises afin de permettre aux jeunes filles de découvrir un tant soit peu les rouages de leurs métiers de rêve. Par ailleurs, des talk-shows ont été menés avec des femmes leaders. Un panel de haut niveau a aussi été tenu par des représentants européens.
Le programme de mentorat, activité clé du WoLAf au cours laquelle les jeunes femmes dialoguent avec les mentors, a aussi été tenu à ce WoLAf 2025. A l’issue du dialogue, les mentors ont identifié une soixante de jeunes femmes qu’elles vont accompagner durant toute une année afin de les aider à atteindre leurs objectifs professionnels et de vie.

Pour Cheick Faiçal Traoré, Commissaire général du WoLAf au regard de toutes ces activités qui ont été menées, le bilan peut être jugé satisfaisant.
« On peut se dire satisfait d’avoir réussi le pari de tenir cette édition, mais également satisfait de la qualité de participation des 200 jeunes femmes qui étaient là. (…) Des motifs de satisfaction parce que nous contribuons toujours à positionner le Burkina Faso comme une terre de référence, une terre d’accueil, comme une terre d’espoir, parce que le WoLAf est un investissement dans l’espoir, dans la résilience et dans la capacité d’aller toujours plus loin », s’est-il exprimé.
Des Guimbis pour exprimer la reconnaissance
Lors de la nuit des Guimbis, le WoLAf a décerné des prix à des personnalités comme l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Daniel Aristi Gaztelumendi. Un trophée a été décerné à ce dernier comme étant une personnalité masculine ayant pris des décisions courageuses en faveur des femmes. Et le dernier acte posé par Daniel Aristi Gaztelumendi qui a retenu l’attention du jury, est l’aménagement d’une centaine d’hectares à la ceinture verte de Ouagadougou, dont 80% sera utilisé par les femmes pour pratiquer la maraichéculture.

D’autres personnalités comme Apolline Traoré, le média Mousso News, et des jeunes femmes burkinabè de la diaspora ont aussi reçu des trophées pour leurs actions en faveur de la femme. Le Grand prix Sura, Guimbi d’honneur « Modèle de leadership féminin » est revenu Bintou Diallo. C’est à l’unanimité que le jury a porté son choix sur elle pour l’ensemble de ses actions en faveur des femmes.
Cheick Faiçal Traoré estime que ces prix sont avant tout une expression de la reconnaissance. « Il est essentiel pour les jeunes d’être reconnaissants à l’endroit des aînés, mais également de pouvoir célébrer les succès jeunes », a-t-il soutenu.
Malgré les difficultés, le WoLAf doit se tenir
Si le WoLAf 2025 s’est tenu, ce n’est pas sans difficultés. La difficulté majeure demeure la mobilisation des ressources, à en croire le Commissaire général. Grâce à la présence constante des partenaires comme l’Union européenne, des solutions parviennent à être trouvées chaque année.
Qu’à cela ne tienne, Cheick Faiçal Traoré estime qu’au regard de l’impact du WoLAf dans le parcours professionnel et de vie des jeunes femmes, tous les moyens doivent être mis en œuvre afin qu’il puisse se tenir chaque année.

« Nous avons des raisons de nous dire qu’il faut continuer à aller de l’avant. Nous avons des jeunes femmes qui sont passées par l’école du WoLAf et qui, aujourd’hui, impactent sur le plan national et international […]. Nous avons 1 200 jeunes femmes qui sont passées par cette école. C’est un puissant réseau », a-t-il soutenu.
À noter que la 8ᵉ édition de l’Initiative Women Leadership in Africa Forum (WoLAf) se tiendra du 25 au 27 mars 2026 à Ouagadougou. Les jeunes femmes désireuses d’y participer doivent commencer à se préparer afin de mettre toutes les chances de leurs côtés.



