Burkina Faso : Le CENASA entame la 4ᵉ édition de la Semaine du film burkinabè par un hommage à Gaston Kaboré

Le Centre national des arts du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA) organise, du 7 au 14 décembre 2025, la 4ᵉ édition de la Semaine du film burkinabè (SeFiB). La cérémonie de lancement a eu lieu le dimanche 7 décembre 2025 à Ouagadougou, lors d’une soirée d’hommage au cinéaste légendaire Gaston Kaboré.
Placée sous le thème « Cinéma et révolution : éveil des consciences et souveraineté des peuples », la SeFiB se veut un cadre de diffusion, de réflexion et de transmission à travers des films engagés. Ces œuvres rappellent les luttes héroïques, les sacrifices et les idéaux à l’origine de l’identité collective du Burkina Faso et de l’Afrique. Cet événement traduit la volonté du CENASA de soutenir la création nationale et de renforcer la place du Burkina Faso comme un acteur incontournable du cinéma africain et mondial.
La semaine sera rythmée par plusieurs activités, notamment des séances de projection de huit films burkinabè à 18h et 20h. S’y ajoutent une journée dédiée aux films des héros africains, mettant en lumière les idéaux de la Révolution Progressiste et Populaire, ainsi qu’une projection sur les grandes initiatives présidentielles. Le programme comprend également une journée d’échanges avec les scolaires et une soirée de films rétrospectifs.
« La SeFiB se positionne comme un espace où le peuple retrouve ses racines, ravive sa mémoire et se réapproprie les idéaux d’une Révolution populaire et progressiste, dans une logique de souveraineté et d’affirmation culturelle », a-t-il indiqué.

La cérémonie de lancement a été marquée par un hommage rendu à Gaston Kaboré, grande figure du cinéma burkinabè, en reconnaissance de sa contribution majeure au rayonnement du secteur cinématographique national. Présent à l’événement, le cinéaste a exprimé sa gratitude envers le CENASA et l’ensemble des acteurs du monde du cinéma.
« Je pense que cela me remplit de fierté et de bonheur. Je suis doublement gratifié par cette reconnaissance », a-t-il déclaré.
Fidèle Aymar Tamini, secrétaire général du ministère de la Communication, a salué l’initiative de la Semaine du film burkinabè. Il a affirmé que le cinéma constitue à la fois un levier de décolonisation des imaginaires et un instrument d’émancipation intellectuelle. Selon lui, cet événement représente une opportunité d’éduquer les peuples à l’appréciation artistique et au développement de leur sens critique.
« Cette semaine, nous célébrons cette transformation. Nous célébrons un cinéma qui n’est pas une fuite, mais un ancrage. Un cinéma qui ne filme pas pour endormir, mais qui questionne pour réveiller », a-t-il indiqué.
Lazard KOLA
Faso7



