Lutte contre le paludisme : Les membres du CONAMEP outillés par le SP/Palu à Bobo-Dioulasso

Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, le Secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu) a initié un atelier national d’orientation des membres du Comité national multisectoriel pour l’élimination du paludisme (CONAMED), ce jeudi 24 avril 2025 à Bobo-Dioulasso. Ça aussi été le lieu de procéder à la validation de la feuille de route de la déclaration de Yaoundé.

Réfléchir avec l’ensemble des acteurs sur la manière de venir à bout du paludisme au Burkina Faso, tel est l’objectif recherché à travers cet atelier national d’orientation des membres du CONAMEP. Les participants feront l’état des lieux du paludisme au Burkina Faso, avant d’énumérer les actions à mener pour venir à bout de cette maladie. Selon le secrétaire permanent du secrétariat permanent pour l’élimination du paludisme (SP/Palu), Dr Sidzabda Christian Bernard Kompaoré, le paludisme n’est pas seulement un problème du ministère chargé de la Santé.

« Certes, les malades viennent se faire soigner dans les formations sanitaires, mais il y a en amont un problème », a-t-il souligné. Il s’agit pour lui de travailler ensemble de façon collégiale pour résoudre ce problème afin d’éviter que la population tombe malade. Il pense que c’est ce à quoi, le CONAMEP devrait s’attacher pour pousser le paludisme hors des frontières du pays.

Travailler à réduire de manière drastique les cas de décès liés au paludisme au Burkina Faso demeure un défi majeur, selon le SP/Palu.  Il estime donc que le CONAMEP vient à point nommé pour apporter sa contribution dans la lutte contre ce fléau qu’est le paludisme.

Représentant le ministre en charge de la santé, la gouverneure du Plateau-central, Assétou Barry/Traoré, prenant la parole, a salué l’organisation de cet atelier très important à ses yeux. Par ailleurs, elle a rappelé que c’est suite à une rencontre tenue à Yaoundé au Cameroun qu’un engagement a été pris pour que les efforts soient mutualisés dans le cadre de la lutte contre le paludisme afin de venir à bout de la maladie.

Tout comme le SP/Palu, la gouverneure du Plateau-central a insisté sur le fait que ce n’est pas seulement une réponse médicale qui peut mettre fin au paludisme. « En assainissant notre environnement et en détruisant les gites larvaires en ville et en campagne, nous luttons de manière préventive contre le paludisme », a-t-elle soutenu.

Au nom de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Laurent Moyenga, a indiqué lors de cet atelier que, le dernier rapport de l’OMS sur le paludisme, montre que le nombre de cas de paludisme a atteint 263 millions en 2023, soit une augmentation de 11 millions par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, le nombre de décès liés au paludisme s’élève à 597 000. 95 % de ces décès sont survenus dans la région africaine, selon lui. Pour lui, les actions doivent être intensifiées pour inverser cette tendance. Il a rassuré du soutien de l’OMS et de l’ensemble des partenaires techniques et financiers à soutenir le Burkina Faso dans ses efforts de lutte et d’élimination de cette maladie.

Moussa Koné (Collaborateur)

Faso7

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