Burkina Faso : « Deux Heures pour Kamita » plaide pour un renforcement des relations avec le Venezuela

Le Cadre Deux Heures pour Nous, Deux Heures pour Kamita appelle le Burkina Faso à intensifier sa coopération bilatérale avec le Venezuela. Selon cette organisation, le Burkina, engagé dans la quête de souveraineté, pourrait s’inspirer de la réussite de la Révolution bolivarienne menée au Venezuela. C’était ce 18 janvier 2025.
Depuis 2023, les relations entre le Burkina Faso et le Venezuela se sont significativement renforcées. En mai 2023, l’ancien Premier ministre burkinabè, Me Apollinaire Kyelem de Tambela, a effectué une visite d’amitié et de travail au Venezuela. Plus récemment, le 11 janvier 2025, une délégation conduite par le président de l’Assemblée Législative de la Transition, Dr Ousmane Bougouma, a assisté à la cérémonie d’investiture du président vénézuélien, Nicolás Maduro.
Pour le Cadre Deux Heures pour Nous, Deux Heures pour Kamita, ces actions diplomatiques marquent une étape importante dans le réchauffement des relations entre les deux pays. Cependant, Imhotep Bayala, Coordinateur national du cadre, estime qu’il est temps de franchir un cap en matérialisant davantage ces relations.
Le Burkina Faso devrait envisager l’ouverture d’une ambassade au Venezuela et encourager ce pays à faire de même à Ouagadougou, selon Imhotep Bayala. Il a ajouté que l’établissement de représentations diplomatiques faciliterait les échanges économiques, politiques et sociaux entre les deux nations.
Il a également rappelé que le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a exprimé son intention d’effectuer une visite d’État au Burkina Faso, une démarche qui, selon lui, devrait être concrétisée par les autorités burkinabè.
« Nous ne voulons pas que cette annonce reste sans suite. Une telle visite représente une opportunité pour renforcer nos liens et bâtir une coopération bénéfique », a-t-il affirmé.
Le Coordinateur national du Cadre a évoqué les réformes mises en œuvre par Hugo Chávez, prédécesseur de Nicolás Maduro, dans le cadre de la Révolution bolivarienne. En 1999, Chávez a instauré une série de réformes visant à nationaliser les ressources stratégiques, notamment le pétrole, et à réduire la dépendance aux entreprises étrangères.
Une diplomatie populaire pour compléter l’action officielle
Imhotep Bayala voit dans cette expérience un parallèle avec les révolutions du Burkina Faso, notamment celle de 1983 et l’actuelle menée sous la Transition dirigée par le Capitaine Ibrahim Traoré. Il considère que le Burkina pourrait s’inspirer de l’exemple vénézuélien pour concevoir des réformes politiques et économiques adaptées à ses aspirations souveraines.
Imhotep Bayala a également présenté une initiative portée par son organisation : la diplomatie populaire. Selon lui, ce programme, développé sur sept ans, vise à compléter la diplomatie officielle en encourageant les peuples à promouvoir des aspirations communes, même là où les gouvernements hésitent à s’engager.
« En 2016, nous avions identifié des pays comme l’Iran, la Russie, la Chine, le Nicaragua, Cuba et le Venezuela comme partenaires potentiels d’un Burkina Faso souverain. Ces nations partagent des valeurs qui correspondent à nos ambitions », a-t-il expliqué.
Saydou Ismaël GANAME
Faso7



