Burkina Faso : Construction d’un barrage de 10 millions de m3 pour irriguer 1 260 hectares de la plaine de Bama

Dans l’après-midi de ce vendredi 25 avril 2025, le ministre de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, a effectué une visite sur le site de construction du barrage de Diarradougou devant alimenter la plaine irriguée de Bama en réhabilitation.
Constater de visu le démarrage effectif des travaux de construction du barrage de Diarradougou, encourager les agents en charge des travaux et recueillir leurs préoccupations. Ce sont les raisons qui ont conduit le commandant Ismaël Sombié et ses collaborateurs sur le site de construction dudit barrage.
Selon le directeur général des aménagements agropastoraux et du développement de l’irrigation, Moussa Zida, après le lancement des travaux de réhabilitation et de modernisation de la plaine irriguée de Bama, le 11 avril dernier, il était nécessaire pour le premier responsable en charge de l’agriculture de s’assurer du démarrage effectif des travaux de construction du barrage devant alimenter les 1260 hectares de la plaine de Bama.
Le barrage de Diarradougou, selon Moussa Zida, aura une capacité de 10 millions de m3 et va coûter à l’État Burkinabé, près de six milliards de FCFA. « Il sera constitué d’une digue d’environ un kilomètre avec un déversoir, d’une prise pour servir le canal de Bama et d’un ouvrage de vidange pour évacuer l’eau toutes les fois que le barrage sera plein », a-t-il précisé.
Pour le directeur général de l’entreprise en charge des travaux, Karim Démé, c’est sur la base de l’expérience de l’entreprise ECR/BTPI dans la construction des barrages qu’elle a été retenue pour réaliser ces travaux. « Il n’y a pas lieu de se douter de la qualité de l’ouvrage qui vous sera livré dans les sept mois à venir » a-t-il rassuré. Quant au délai d’exécution des travaux qui est de sept mois, le patron de l’entreprise ECR/BTPI pense qu’il sera respecté.
Au nom des bénéficiaires, le conseiller villageois de développement, Moussa Sanou, a salué cette initiative. Il a déploré le fait que les producteurs n’arrivaient pas à produire des cultures de contre-saison du fait du manque d’eau. Il a donné l’assurance qu’une fois le barrage terminé, les récoltes issues de la plaine irriguée de Bama pourront nourrir plusieurs bouches dans la région des Hauts-Bassins et au Burkina Faso.
Moussa Koné (Collaborateur)
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