Cohésion sociale: Le ministre Issaka Sourwèma demande l’aide des coutumiers

Le ministre des affaires religieuses et coutumières Issaka Sourwema a rencontré les premiers responsables de la confession traditionnelle ce vendredi 8 avril 2022 à Ouagadougou. 

Manque d’espace pour la pratique de leur culte, non existence de jour consacré officiellement pour les fêtes traditionnelles et la question de la bonne marche du « pays des Hommes intègres », ont été les questions abordées par le ministre Issaka Sourwèma  face aux responsables de la confession traditionnelle.

Sur ces préoccupations, le ministre a laissé entendre qu’elles étaient fondées.  « C’est une position justifiée et compréhensible. Donc une discussion a été engagée, pour voir comment résoudre ces différents problèmes évoqués par les chefs de terre, vu qu’un travail a été  déjà abattu et continue de se faire à leur niveau », a-t-il dit.

De leur côté, les garants de la tradition ont salué le geste du ministre. Néanmoins, ils ont tenu à faire part de quelques aspects qu’ils jugent nécessaire pour la bonne marche du pays. « Nous lui demandons de travailler de façon sincère à réinstaurer la tradition dans tout son sens. Nous sommes ouverts à accompagner le gouvernement pour le retour de la paix »,  a indiqué le porte–parole des Chefs de terre de Mankoudougou, Sam Tiraogo Denis.

Pour les garants de la tradition, il faudrait nettoyer les crimes (ndlr, les crimes de sang et économiques) avant de demander l’intercession des ancêtres pour résoudre les problèmes auxquels le Burkina Faso est confronté. Issaka Sourwema a exhorté par ailleurs les coutumiers à faire le nécessaire pour que le pays retrouve  sa paix et sa stabilité.

Estelle GUIRA (stagiaire)

Faso7

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