Sécurité alimentaire : Des cadres des pays du CILSS s’approprient le concept de Villages Climato-Intelligents à Ouagadougou

L’Atelier de renforcement des capacités des cadres des pays du CILSS et des bénéficiaires du Projet 2 du Programme de Renforcement de la Résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS) sur l’approche Villages Climato-Intelligents (VCI) se tient du 29 septembre au 3 octobre 2025 à Ouagadougou. Il sera question pour les participants de s’approprier les avancées scientifiques réalisées dans le cadre de l’approche Villages Climato-Intelligents.
L’approche Villages Climato-Intelligents (VCI) s’entend comme une réponse concrète aux effets du changement climatique sur le secteur agricole. Il s’agit d’une plateforme qui réunit chercheurs, communautés, services de vulgarisation et institutions locales afin d’expérimenter et de démontrer des solutions pratiques et technologies agricoles adaptées au climat.
« Ce concept permet donc de dérouler un certain nombre d’étapes sur le terrain, en vue de durablement implémenter l’action climatique en matière d’agriculture et de sécurité alimentaire », selon Dr. Robert Zougmoré, directeur du programme Accélérer les Impacts de la Recherche Climatique du CGIAR pour l’Afrique (ACCRA).
D’un autre côté, il a expliqué qu’il s’agit d’un concept qui va permettre aux populations sahéliennes d’entreprendre un développement endogène et qui va également permettre de trouver des solutions modernes à la recherche. De façon concrète, le concept Villages Climato-Intelligents va améliorer la productivité des cultures, l’adaptation et l’amélioration de la résilience des systèmes de production avec à la clé la réduction des émissions de gaz en agriculture et l’autonomisation financière.

« A travers cette approche, comme vous l’avez constaté, on améliore durablement la productivité, ce qui va donc permettre de générer des revenus à travers l’agriculture, de développer des emplois pour les jeunes, et tout cela permet donc de devenir en quelque sorte autonome. Parce que si on arrive à générer des revenus, on peut réinvestir dans le sol, on peut réinvestir dans les intrants, que ce soient les semences, que ce soient les engrais, et tout ce qui est nécessaire, la mécanisation raisonnée, pour à la fois donc augmenter la productivité, mais s’adapter également au changement climatique », a fait noter Dr. Robert Zougmoré.
Selon Dr Hubert N’DJAFA OUAGA, directeur général de l’Institut du Sahel (INSAH), il sera question de promouvoir les nouvelles avancées scientifiques auprès des cadres des pays du CILSS et des bénéficiaires du Projet 2 du P2RS. À leur tour, ils devront se les approprier pour ensuite les implémenter à leur base.
Il a insisté sur le fait que cette approche doit être beaucoup plus assimilée par les bénéficiaires du Projet 2 du P2RS. Pour lui, le projet met un accent particulier sur la création de conditions de développement endogène à la base dans le cadre de cette approche.
« Et donc, ils ont un rôle important et crucial à jouer dans la suite de mise en œuvre du P2RS. C’est pourquoi effectivement, nous tenons à le dire, ils seront donc des relais pour pouvoir permettre de créer une masse critique dans les différents pays, et c’est très très important donc pour cet atelier que nous organisons aujourd’hui », insiste-t-il
Notons que l’approche Villages Climato-Intelligents est une initiative de l’Alliance Bioversity International – CIAT en collaboration avec l’Institut du Sahel (INSAH) et mise en œuvre dans le cadre du programme Accélérer les Impacts de la Recherche Climatique du CGIAR pour l’Afrique (ACCRA). L’objectif est de positionner l’INSAH comme un centre régional de référence dans la promotion des VILLAGES Climato-Intelligents.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



