Burkina Faso : Des commerçants dénoncent la réélection de Salifou Nikiéma à la tête de la CNEI-BF

Après la réélection de Salifou Nikièm a à la tête du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF), le jeudi 28 novembre 2024, une partie du secteur a fait une sortie ce lundi 9 décembre 2024 pour dénoncer cette élection et les conditions qui sont autour. La collation des associations des marches et yaars au Burkina Faso dénonce un non-respect des textes du conseil et appelle à une reprise des élections.
Des irrégularités lors du processus électoral, c’est le constat soulevé par la collation des associations des marches et yaars au Burkina Faso. Moins de 400 personnes lors de l’Assemblée générale, le non-respect des délais et d’autres aspects jugés non conformes aux textes du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF), tels sont des points relevés par Léon Nikièma, membre de la coalition.
« Nous demandons une reprise des élections au niveau du Conseil national de l’économie informelle avec l’ensemble des 449 votants et nous demandons que ces élections soient organisées par le ministère de tutelle en collaboration avec le ministère du Commerce », a-t-il déclaré. Selon ses propos, cette « situation n’honore pas le secteur ». Il a aussi ajouté que la coalition se pose des questions sur l’attitude de Salifou Nikièma.
Sur la question, la coalition a trouvé la réponse. Pour Léon Nikièma, « il y a une volonté de Salifou Nikièma de forcer pour se maintenir au pouvoir ». « Nous n’avons rien contre la personne de Salifou Nikièma, mais durant les cinq ans de son mandat, il a travaillé à diviser les acteurs du secteur informel et surtout les commerçants des marchés et yaars. C’est ce qui explique qu’il a peur d’aller vers des élections libres et transparentes ou il risque de perdre », a-t-il fait savoir.

La collation des associations des marches et yaars au Burkina Faso a déposé un recours en justice afin de voir si la réélection Salifou Nikièma est conforme aux textes d’un point vu juridique. « Mais en attendant la décision de la justice, nous demandons la suspension pure et simple des élections du 28 novembre 2024 et que le récépissé ne soit pas donné pour le moment », a martelé Léon Nikièma.
La coalition attend des autorités, un engagement afin de trouver une issue favorable à ce problème. Selon les membres de cette coalition, « le secteur informel regroupe près de 90% des travailleurs, donc c’est le poumon de l’économie du pays ». Il est donc nécessaire et important d’assurer la cohésion au sein du secteur. « Ce n’est pas parce que c’est le secteur informel qu’on va permettre à un individu d’organiser des élections qui ne sont pas transparentes », a lancé Léon Nikièma pour conclure.
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