Cession de Sank Business : « En réalité, nous n’avons pas vendu Sank » (Dramane Kiendrébéogo)

Le cofondateur de Sank Business Dramane Kiendrébéogo a apporté quelques éléments de réponses sur les troubles qui secouent l’entreprise ces derniers jours. Ce lundi 7 août 2023, il a abordé la question de la vente des actions de l’entreprise qui a conduit aux problèmes actuels. Une occasion pour lui par ailleurs de rassurer les Burkinabè qui avaient fondé des espoirs sur leur société.

« Lorsqu’on crée une entreprise, on a des visons », a lancé Dramane Kiendrébéogo, co-fondateur de Sank Business. Sur l’actualité de leur entreprise, il a souligné que « Sank Business est en train de devenir autre chose ». Reconnaissant le fait que la naissance de la société avait suscité beaucoup d’espoir du côté des Burkinabè, il a donné plus de détails sur les troubles vécues par la société.

Selon ses explications, il devenait de plus en plus difficile de faire grandir le « bébé » parlant de Sank Business. « Les idées sont là, l’esprit reste le même, mais il fallait des ressources financières pour faire avancer la plateforme », a-t-il dit. Continuant son explication, le co-fondateur de Sank Business a déclaré qu’ils ont eu plusieurs offres.

« Boureima Nanema a décidé de prendre des parts de Sank Business. En réalité, nous n’avons pas vendu Sank. Il voulait 80% ou rien. Et c’est là que la cession a été signée. Jules Kaboré a accepté de signer pour faire vivre l’entreprise », a-t-il dit.

Il a renchéri en soulignant que lors des échanges avec les nouveaux actionnaires de Sank Business, Jules Kaboré, son binôme lors de la création de la société a exprimé des inquiétudes. « Il a dit : « J’ai l’impression que vous voulez racheter notre entreprise pour profiter de sa popularité et de son nom pour lancer votre propre business », a-t-il martelé.

À l’étape actuelle des choses, Dramane Kiendrébéogo a expliqué que les nouveaux actionnaires de Sank n’ont pas les autorisations nécessaires pour gérer pleinement. « C’est vrai qu’il y a une cession qui a été signée, mais elle n’a pas été respectée. Plus de 3/4 du montant n’a pas encore été payé et le non respect de la date du remboursement des 50 millions au FBDES. Et malgré que les statuts de Sank business SA n’ont pas été changés pour permettre à Nanema d’y faire partie, nous ne savons pas comment Sank business se retrouve dans les statuts de sank finance », a-t-il fait savoir.

Pour terminer, Dramane Kiendrébéogo a indiqué qu’il « a l’impression qu’à quelque part, il y a de l’escroquerie ». Pour lui, les jeunes entrepreneurs devraient être encouragés et non combattus. « Si ça continue comme ça, on va rentrer dans l’histoire, mais dans l’histoire négative », a-t-il martelé avant de laissé un gros soupire.

Faso7

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