Promotion des Droits de la Femme : L’éco-féminisme enseigné aux jeunes lors d’une université d’été

Les rideaux sont tombés sur la cinquième édition des Universités d’Été du Féminisme (UEF) organisée par l’association FEM IN en collaboration avec DIAKONIA ce 13 septembre 2024 à Koudougou. Pendant trois jours, 25 filles et garçons ont échangé, partagé des expériences et participé à des formations sur les thématiques du féminisme.
Débutées le 11 septembre 2024, les UEF ont pris fin ce 13 septembre 2024 à Koudougou. Trois jours au cours desquels l’association FEM IN a expliqué aux jeunes, le mouvement féministe. L’éco-féminisme et le féminisme à l’Africain ont été abordés pendant la session pour permettre aux jeunes de mieux appréhender le concept et de devenir des vecteurs de sensibilisation auprès de leurs pairs et dans leur environnement.
Le mouvement féministe n’est pas compris par la communauté, c’est pourquoi selon Wassila Oumarou, chargé de projet à FEM IN, les trois jours ont été mis à profit pour tenir des ateliers de communication, des ateliers participatifs, des cercles de parole pour pouvoir déconstruire et faire comprendre le mouvement féministe.
« Nous avons parlé d’eco-féminisme, car au-delà de la lutte féministe, il y a l’environnement qui rentre en jeu. Quand on parle de l’éco-féminisme, c’est comment, est-ce qu’en tant que féministe, on peut lutter contre les inégalités sociales qui impactent la femme dans son environnement. On a appris aux jeunes comment être tolérants, compréhensifs et toujours être à la recherche de l’information pour avoir les bonnes informations pour comprendre ce qu’implique le féminisme », a expliqué Oumarou Wassila.
Pour cette cinquième édition des UEF, FEM IN a lancé un appel à candidatures. 500 jeunes filles et garçons ont postulé. 25 ont été retenus pour participer à la session. Audhe Kabré, doctorante en médecine, a été l’une des participantes. Pour elle, le féminisme est un mouvement qui, s’il est bien expliqué et bien compris par les populations, peut impacter le développement du Burkina Faso. À l’entendre, c’est très important pour les jeunes d’avoir un environnement d’échanges, de partage d’expériences et de formation sur les thématiques féministes.

« Je me sens pleine, un peu comme un verre qui était vide et qu’on a rempli, car on a appris beaucoup. humainement, intellectuellement, socialement, c’était très instructif. On a beaucoup appris sur le féminisme africain qui n’est pas très connu. On a tendance à faire l’amalgame avec le féminisme en général alors que notre contexte est différent. On nous a bien édifié sur cela. Le féminisme africain, c’est le mouvement qui tend à adapter le féminisme aux réalités africaines. Nos réalités, c’est le droit à l’enfantement, les violences basées sur le genre, l’excision qui ne sont pas des réalités que les femmes blanches connaissent. Le féminisme africain va s’atteler à adapter les réalités de la lutte à notre contexte », a-t-elle dit.
Pour la suite, après les universités d’Été, Wassila Oumarou a fait savoir que l’objectif est de créer un réseau de jeunes leaders pour le féminisme, pour la promotion de l’éco-féminisme, du féminisme africain. Ces jeunes, selon ses mots, doivent faire des partages auprès de leurs pairs. De son côté, Audhe Kabré a affirmé vouloir être « un microphone qui transmettra tout ce qu’elle a reçu ».
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