FESPACO 2025 : Le film de l’étudiant Abdéel Compaoré retrace les 20 ans du Programme Cantines Scolaires du PAM au Burkina Faso

Dans le cadre du FESPACO 2025, le film école sur l’alimentation scolaire de l’étudiant en Master 1 de Réalisation, Abdéel Compaoré, a été projeté, ce jeudi 27 février 2025, à l’Institut Supérieur de l’Image et du Son/Studio-École (ISIS-SE).
Ce film met en lumière les 20 ans de l’approche du Programme Alimentaire Mondial en alimentation scolaire à travers le Programme Cantines Scolaires, initié en 2004.
L’œuvre a été réalisée en trois semaines par Abdéel Compaoré et son équipe dans des écoles de la région du Plateau Central et de la région du Sahel dans laquelle 163 établissements éducatifs bénéficient du programme. Parmi eux, figure l’École Petit Paris B de Dori.
Le tournage s’est également déroulé dans les écoles de Soubdougou et de Nabitenga dans la commune de Zorgho, qui compte 76 établissements bénéficiaires.
À travers des témoignages, des présentations et des archives, le film met en avant le rôle du Programme Cantines Scolaires du PAM au Burkina Faso. Cette initiative vise à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des élèves tout en encourageant la scolarisation et la rétention des enfants dans les écoles, en particulier dans les zones vulnérables. « Les élèves sont vraiment assidus. On ne doute pas que la cantine y est pour quelque chose. En début d’année, avant la cantine, la présence n’était pas ça. Dès que la cantine a démarré, ils sont motivés », témoigne un enseignant dans le film.
Les parents y trouvent une motivation…
Les responsables du programme fournissent des vivres aux écoles prises en compte pour le petit-déjeuner et le déjeuner. Cela incite les familles concernées à envoyer ou garder leurs enfants en classe. Ce qui réduit l’absentéisme et favorise la scolarisation, dans un contexte où le retrait des enfants, surtout des filles, de l’école, est monnaie courante.
En plus des repas servis dans les cantines, les élèves d’un certain niveau reçoivent des vivres qu’ils rapportent chez eux. « Les vivres emportés, c’est pour les élèves du CM (cours moyen). Donc, chaque enfant se bat pour arriver à ce stade, car cela leur permet d’avoir une quantité à ramener à la maison. Même les parents y trouvent une motivation pour garder leurs enfants à l’école », explique un autre enseignant.
Par ailleurs, des jardins et des champs scolaires sont cultivés au profit de certaines écoles, principalement par les parents d’élèves, avec l’assistance d’agents du ministère en charge de l’Agriculture. On y produit des légumes destinés aux sauces des cantines.
Des perspectives plus vertes et inclusive
Le programme intègre également des composantes éducatives pour sensibiliser les enfants et leurs familles à une alimentation saine.
À partir de 2020, avec la crise sécuritaire au Burkina Faso marquée entre autres par la fermeture d’écoles, le PAM, à la demande du gouvernement, a mis en place des cantines scolaires d’urgence pour les élèves directement touchés par l’insécurité.
Aujourd’hui, près de 500 000 enfants bénéficient du programme. Actuellement, le PAM a entrepris l’intégration progressive de cuiseurs solaires dans les cantines, dans un souci de protection de l’environnement.
Le PAM s’exprime à travers le cinéma
Notons qu’à cette édition du FESPACO le PAM a initié un Prix Spécial pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle. Il est doté d’une récompense de 2 millions F CFA. Huit films sont en lice pour ce prix.
C’est la première fois que le PAM propose un prix au FESPACO. Cette initiative s’inscrit dans un ensemble d’accords contenus dans un protocole signé entre le Système des Nations Unies et le ministère en charge de la Communication du Burkina Faso, dans le cadre de cette 29ᵉ édition du festival.
En plus du prix, le PAM accompagne l’insertion professionnelle des jeunes de l’ISIS-SE. « Au niveau de l’ISIS Studio-École, le PAM a assuré la co-production du film école que nous avons vu et qui a été diffusé dans le cadre de Fenêtre des écoles, activité phare de l’ISIS-SE pendant le FESPACO. Il s’agit aussi de facilité l’accès de 10 étudiants aux activités professionnelles du FESPACO », a expliqué Désiré Ouédraogo, chargé de communication du PAM.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



