Agriculture contractuelle : Les bénéficiaires du PACTE appellent à une deuxième phase du projet

La dernière localité visitée par les journalistes dans le cadre de la caravane de presse afin de constater les actions du Projet d’agriculture contractuelle et Transition écologique (PACTE) est Bobo-Dioulasso. Du 24 au 26, les hommes de média ont pu échanger avec les acteurs qui ont bénéficié du PACTE.

À Bama, le PACTE a permis la mise en relation des coopératives qui produisent et vendent du lait à un acheteur possédant une unité de transformation de lait. L’objectif de cet accompagnement est de résoudre le problème de la commercialisation du lait. Des centres de collecte de lait ont été mis en place dans ce sens. Et ce sont cinq coopératives qui sont organisées autour de ces centres de collecte du lait.

Le centre visité ce 25 octobre 2024 a bénéficié d’infrastructures comme une clôture, un magasin, des chaises. Le centre a aussi bénéficié d’équipements de contrôle de la qualité du lait. Les membres des coopératives ont également été outillés sur la formalisation des contrats.

“À coup sûr, les productions que les coopératives ont en matière de lait sont systématiquement levées à la faveur d’un contrat ferme qu’ils ont signé avec l’acheteur. (…) L’acheteur a considérablement augmenté sa production à base de lait cru. Avant, il misait beaucoup sur la poudre de lait reconstitué. Maintenant, il a assez de matières pour ses produits à base de lait frais”, a confié Siaka Ouattara.

Toujours dans la localité de Bama, la société AGROSERV qui évolue dans la transformation du maïs, a par ailleurs bénéficié de l’accompagnement du PACTE. Installée à Ouagadougou depuis 2013, la société AGROSERV transforme le maïs en semoule et en farine. En pleine construction de sa deuxième industrie, la société a bénéficié de l’accompagnement financier du PACTE. En plus de l’accompagnement financier, le PACTE a permis la signature de convention avec les producteurs qui vont fournir du maïs de bonne qualité à l’usine. Par ailleurs, le PACTE a formé les producteurs sur les bonnes pratiques agricoles afin de garantir la qualité de maïs qui vont produire. Selon le premier responsable de l’usine, ils sont près de 11 200, les producteurs qui vont approvisionner la nouvelle usine en maïs.

L’entreprise Traoré Ténin production (ETTpro) basée à Bobo-Dioulasso et évoluant dans la transformation de l’amende de karité, a aussi bénéficié de l’accompagnement du PACTE. Le projet a permis de renforcer les capacités des productrices qui livrent l’amende à l’entreprise. Des conventions ont été signées. ETTpro a par ailleurs bénéficié d’équipements et d’infrastructures comme un camion, un forage, un magasin de stockage ainsi que la construction de l’unité. Comme dans les autres localités visitées, les actions du PACTE ont permis à l’entreprise d’accroître ses revenus.

En rappel, pour la mise en œuvre de ses deux composantes, le PACTE a financé 48 sous-projets dans 11 régions du Burkina Faso. Ces sous-projets ont été sélectionnés suite à des appels à projets. Les filières prises en compte dans le cadre du PACTE sont le riz, le maïs, l’arachide, le niébé, le soja, le manioc, la mangue, l’anacarde, le lait, le karité et le miel.

Le PACTE prend officiellement fin en octobre 2024. Tous les bénéficiaires saluent l’accompagnement dont ils ont bénéficié et appellent à une autre phase du projet. À entendre Brama Barro, chargé du suivi du PACTE à la DGPER, les perspectives pour une autre phase sont satisfaisantes. Cependant, il faut se fier à l’appréciation des plus hautes autorités du Burkina Faso en matière d’agriculture.

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