Burkina Faso : La Commission Nationale des Droits Humains veut entamer des visites inopinées dans les cellules de détention

La présidente de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) du Burkina Faso, Gonta Alida Henriette Da, a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier de lancement du Mécanisme national de prévention de la torture et de restitution des lieux de privation de liberté, ce mardi 4 juillet 2023, à Ouagadougou. Cette activité va se tenir du 4 au 5 juillet 2023.
Durant deux jours, ce sont au total 125 participants qui prendront part aux travaux de l’atelier sur le mécanisme national de prévention de la torture et de restitution des lieux de privation de liberté. Ces acteurs sont issus des secteurs des ministères, des institutions, des Organisations internationales non-gouvernementales et des Organisations de la société civile.
L’objectif de cet atelier vise à faire connaître au public, le rôle de la CNDH sur la prévention de la torture et aux participants, le rôle du mécanisme national de prévention de la torture et le cadre juridique de protection contre la torture.
Plus loin, il s’agira pour les participants de restituer les résultats des visites des lieux de détention ainsi que de discuter sur les améliorations et les insuffisances constatées lors des visites des lieux de détention. Aussi, c’est le lieu pour eux de poser des bases de dialogue constructif et permanent avec les acteurs de la chaîne pénale en matière de prévention de la torture et des pratiques assimilées.
Selon Gonta Alida Henriette Da, son institution entend entamer des visites inopinées dans plusieurs cellules de garde à vue, des lieux de détention, des Maisons d’arrêt et de correction ainsi que des centres psychiatriques du pays pour prévenir la torture.
Pour elle, cela s’explique par le fait que le Burkina Faso a ratifié la Convention contre la torture et autres peines et traitements cruels inhumains ou dégradants. A cet effet, elle a invité les responsables de ces lieux de privation de liberté à une collaboration en vue de permettre aux équipes du mécanisme d’avoir accès librement et sans entraves à ces lieux.
‘’La CNDH ira monitorer la question des droits humains’’
« C’est aussi notre manière de dire également aux autorités que c’est le top départ pour nous de pouvoir faire des visites notifiées et inopinées dans tous les lieux de privation des libertés. Donc, cela fera la visibilité et les autorités compétentes sauront dès maintenant que tous les lieux de privation de liberté, la CNDH ira monitorer la question des droits humains dans ces lieux », a-t-elle laissé entendre.
Présent à cérémonie de lancement, le Représentant pays de l’Association barreau américain-initiative pour l’Etat de droit (ABA-ROLI), Augustin Somé, a réaffirmé le soutien et l’engagement de son institution à être aux côtés de la CNDH dans sa mission de protection des droits humains.
Pour lui, la mise œuvre du mécanisme national de prévention de la torture et de restitution des lieux de privation de liberté permettra de renforcer l’Etat de droit et la protection des droits de l’Homme au Burkina Faso.
« Je suis convaincu, qu’avec l’appui de tous, la CNDH continuera d’apporter sa contribution pour bâtir un Burkina Faso où chacun peut vivre sans crainte de la torture, où les droits de l’homme sont respectés, et où la dignité humaine est protégée », a-t-il indiqué.
Lazard KOLA
Faso7



