Réquisitions au Burkina Faso : La réaction du Collectif syndical CGT-B

Ceci est une déclaration du Collectif syndical CGT-B sur des réquisitions opérées au Burkina Faso.


Le collectif CGT-B a appris, sans grande surprise, que le MPSR2 procède en ce moment même à des réquisitions massives de citoyens membres du collectif d’organisations syndicales et de la société civile ayant annoncé l’organisation d’un meeting le 31 octobre 2023 dans le cadre de la commémoration de l’insurrection populaire et de la résistance victorieuse au coup d’Etat du RSP de 2015.

Outre les responsables et militants de ces organisations, nous avons aussi appris que des journalistes et hommes politiques ont été réquisitionnés.

Au regard du profil des personnes réquisitionnées, on note un acharnement contre des citoyens ayant exprimé des opinions critiques vis-à-vis des autorités de la transition et une instrumentalisation du Décret N° 2023-0475/PRES-TRANS/PM/MDAC/MATDS/MJDHRI portant mobilisation générale et mise en garde. On assiste de fait à une application punitive et sélective de ce Décret comme moyen de répression et de musellement des citoyens qui ne font pas les éloges du Capitaine Ibrahim TRAORE. Bien plus, on banalise ledit Décret en faisant un outil de dissuasion contre les voix discordantes.

C’est pourquoi le collectif CGT-B dénonce ces réquisitions arbitraires qui violent l’esprit et la lettre du Décret ci-dessus rappelé et appelle ses structures, ses militants(es), ses sympathisants(es), les démocrates sincères et les progressistes du Burkina Faso à se mobiliser pour s’opposer à leur opérationnalisation.

Ouagadougou, le 05 novembre 2023

Le bureau du secrétariat du collectif CGT-B

Lire ➡️ Réquisitions au Burkina Faso : La réaction du Balai citoyen

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6 commentaires

  1. Ceux qui ont été réquisitionnés ne sont-ils pas des burkinabè ou bien ya des super Burkinabè ? Si vous croyez aux textes qu’aux vies de vos sœurs et frères
    Pères et grands pères
    Maman et grand mères alors laissez moi vous dire vous êtes égaré
    Laisser les lois les textes les écrits et parlez plus restauration, intégrité, cohésion sociale
    quitter les griffes du blancs, l’indépendance total et laisser mourir votre en soi

  2. Donc aller au front pour sauver sa patrie est punitive? Le Burkina Faso d’abord et le reste viendra. Qui doit aller mourrir au front pour que Vous memebres du cgtb affiliés à des parties poliques viennent profiter? Voila une occasion pour Vous de nous montrer Vos connaissances que d’organiser des meetings pour critiquer seulement. Qu’avez Vous apporter a la nation depuis que la guerre a commencé? Rien que de l’hypocrisie.

  3. Qu’est-ce que concrètement vous apporter avec de telles caprices?
    Dirait-on des lycéens au fleur de la connaissance qui les appliquent aussi maladroitement au risque néfastes de soi-même.
    Après c’est pour dire qu’on est intellectuel ?
    A défaut d’un intérêt personnel, je ne sais où on puisse puiser cette source d’énergie « soit disant plaider pour la cause commune où personne n’adhère » ? A quelle fin ? Ridicule, vraiment ridicule quoi.
    Quel laxisme…

  4. C’est ridicule de votre part. Soutenir ne veut pas dire suivre à l’aveuglette. Si IB fait des erreurs nous allons dénoncer. Pour l’instant il est dans la bonne voie. Pendant que des dignes fils meurent chaque jours au front, cest dans les villes vous êtes que vous êtes des syndicats. Qu’est ce que vous proposez concrètement pour la sortie de crise, pour la paix ? Rien du tout. Vous passez votre temps à vous plaindre comme si vous étiez des super Burkinabè. Allez-y combattre !

  5. Aller au front n’est pas synonyme de sanction mais plutôt un acte patriotique. La preuve en est que ceux qui y sont, n’y sont pas pour avoir commis de litiges.un bon journaliste part toujours à la conquête des informations. Donc c’est pour amener les journalistes à accomplir pleinement leur rôle d’une part et les autres citoyens d’autre part à soucrire à l’acte patriotique

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