Soutien aux peuples de l’AES : Une délégation de la diaspora africaine en visite à Ouagadougou

Dans le cadre de leur tournée au sein des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), une délégation des membres de la Conférence permanente internationale panafricaine sur les réparations (PARISC), est présente à Ouagadougou. Face à la presse ce 17 mars 2024, et en collaboration avec les membres du Cadre « Deux Heures pour nous, deux heures pour Kamita », la délégation a dévoilé les objectifs de sa présence au « Pays des Hommes intègres ».

Après le Niger et le Mali, une délégation du PARISC, venue d’Angleterre, est au Burkina Faso. Corine Elle, Camerounaise, avocate et membre de la délégation, est intervenue en premier. Elle a d’abord salué la bravoure du président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré. Ensuite, elle a expliqué que le PARISC se veut une organisation de la diaspora qui promeut l’unité panafricaine.

Dans cette optique, le PARISC compte développer son réseau international avec les communautés et les activistes intéressés, notamment dans les pays de l’AES, afin de combattre l’impérialisme, selon Corinne Elle. « Nous sommes venus dire aux pays de l’AES que nous les soutenons. Nous vous regardons, mais le monde entier vous observe. Qu’est-ce que le monde entier attend ? Le monde entier attend que l’on s’écroule. Mais vous n’êtes pas seuls », a-t-elle dit au public.

Deuxièmement, c’est Aïcha Sow, Malo-guinéenne, avocate et aussi membre de la délégation qui est intervenue. Elle a expliqué que le peuple noir au niveau de la diaspora est aussi engagé dans la lutte contre l’impérialisme et pour la souveraineté des peuples africains. « Nous sommes très concernés, étant ailleurs. Quand on voit ce qui se passe ici, nous sommes très honorés de voir comment mes générations de maintenant ont un éveil de conscience et sont mobilisées », a-t-elle laissé entendre. C’était également l’avis de Kobina Amokwandoh, Ghanéen, et aussi membre du groupe.

Les participants à l’écoute des visiteurs du PARISC-©Faso7

Lianhoué Imhotep Bayala, secrétaire exécutif du Cadre « Deux Heures pour nous, deux Heures pour Kamita », a salué l’initiative des visiteurs. Cela témoigne de la persistance de l’union historique qu’il y avait entre les peuples africains, à son avis. « Ce n’est pas uniquement les Africains du sol qui sont préoccupés par la question de la souveraineté. Ils bénéficient de la solidarité de leurs frères qui sont un peu partout dans le monde », a-t-il souligné.

Après cette tournée d’étude et de réseautage au sein de l’AES, cette délégation de la Conférence permanente internationale panafricaine sur les réparations retournera à Londres en Angleterre, afin de dresser le compte-rendu à sa base, en vue de dégager des perspectives pour l’élargissement du réseau.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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