Burkina Faso : La SA2IF lance la 3ᵉ édition du Forum international sur l’investissement boursier (FIIB)

La 3ᵉ édition du Forum international sur l’investissement boursier, organisé par la Société africaine d’intermédiation et d’Ingénierie Financière (SA2IF), a débuté ce mercredi 25 février 2026 à Ouagadougou, sous le thème « Innover pour attirer : Repenser les marchés boursiers africains à l’ère de la finance numérique ».

Cette rencontre réunit des experts, investisseurs, entrepreneurs et étudiants pour trois jours d’échanges sur l’innovation financière en Afrique. L’ouverture a connu la participation de sommités telles que l’ancien Premier ministre Tertius Zongo et le président de la Confédération générale des entreprises du Faso (COGEF), Idrissa Nassa.

Dans son mot de bienvenue, le Président-directeur général de la SA2IF, Constantin Dabiré, a annoncé que les panels aborderont l’innovation des produits financiers, le rôle des FinTechs, l’amélioration de la liquidité et les stratégies de communication boursière. « Ce forum transforme les idées en projets concrets, les recommandations en politiques et les échanges en partenariats durables », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a salué l’évolution du forum depuis sa création. Il est devenu un espace de réflexion stratégique, d’apprentissage collectif et de construction de solutions adaptées à nos réalités africaines, selon lui.

Il a souligné que les éditions précédentes ont diagnostiqué les défis structurels des marchés financiers africains et leurs potentiels. Cette 3ᵉ édition se tourne vers l’avenir avec un focus sur la finance numérique. « L’innovation financière n’est plus une option, mais une nécessité pour renforcer l’attractivité, la liquidité et la transparence de nos marchés », a souligné Constantin Dabiré.

« Demain, qui commence aujourd’hui, les jeunes investiront via smartphones »

Haut patron de l’événement, Dr Aboubakar Nacanabo, le ministre chargé de l’Économie, a déclaré à cette cérémonie que l’Afrique est appelée à devenir un centre de gravité des flux financiers mondiaux. « La vraie question n’est plus ‘l’Afrique peut-elle suivre ?’, mais ‘sommes-nous prêts à prendre l’initiative ?’ », a-t-il lancé.

Poursuivant, le ministre a listé les défis structurels qui se posent au marché boursier africain tels que la liquidité insuffisante, l’accès restreint aux capitaux, la faible participation des investisseurs locaux, la fragmentation des places boursières, la diffusion limitée de l’information financière, l’image élitiste de la bourse. « Ces défis ne sont pas des fatalités, mais des chantiers et opportunités », a-t-il affirmé.

Le Dr Aboubakar Nacanabo a souligné que la révolution numérique transforme déjà la mobilisation des capitaux, l’évaluation des risques et la construction de la confiance. « Demain, qui commence aujourd’hui, les jeunes investiront via smartphones, la diaspora financera en temps réel, les PME accéderont aux marchés sans intermédiaires lourds », a-t-il prédit.

Pour finir, le haut patron de l’événement a plaidé pour une interconnexion des bourses africaines, l’harmonisation des réglementations, la mutualisation des infrastructures technologiques et la création de produits innovants. « Il est temps que les capitaux africains irriguent nos infrastructures, industries et startups », a-t-il insisté.

Il a ajouté qu’un marché financier dynamique accélère l’industrialisation, modernise l’agriculture, finance la transition énergétique et soutient les PME. « L’histoire économique récompense les bâtisseurs, pas les attentistes. À nous tous, régulateurs, investisseurs, États, jeunes entrepreneurs de transformer nos marchés », a conclu le ministre avant de déclarer solennellement ouverte la 3ᵉ édition du FIIB.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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