Burundi : Le gouvernement suspend les opérations de sept sociétés minières

Le Burundi a suspendu les opérations de sept (07) sociétés minières internationales sur son territoire. Par cette suspension, le pays entend renégocier les accords miniers, puisqu’il juge ne pas bénéficier d’une juste part dans les revenus générés par l’extraction des richesses de son sol.

De nationalités britannique, chinoise et russe, ces 7 sociétés minières ont été appelées par le ministère burundais de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines à suspendre leurs activités, en raison de « nombreux manquements » au code minier. En effet, Ibrahim Uwizeye, le ministre des Mines du Burundi juge que les conventions minières actuelles entre le pays et ses partenaires sont « déséquilibrées« .

« L’Etat, propriétaire du sol et des minerais, n’en tire pas de profit comme il devrait« , indique la lettre du ministre, portant sur la suspension.

Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome, la principale organisation de lutte contre la corruption au Burundi a soutenu la décision du ministre de l’hydrocarbure en faisant savoir que le Burundi prévoit de tirer environ 1,5 million de dollars de l’exploitation minière pour l’exercice budgétaire 2021. « C’est très peu par rapport à tout ce qui est exporté« , s’est-il indigné.

La suspension ainsi effectuée, l’Etat burundais compte maintenant réviser les accords miniers afin de parvenir à un partenariat ‘’gagnant-gagnant’’. « Nous voulons renégocier toutes ces conventions au profit du peuple car ces minerais doivent servir à financer le développement du pays« , a déclaré Ibrahim Uwizeye à l’Agence Française de Presse (AFP).

La cible principale du gouvernement burundais est la société britannique Rainbow Rare Earths. A travers une filiale détenue à 10% par l’Etat burundais, Rainbow Rare Earths opère Gakara, l’une des mines les plus riches en terres rares au monde. Gakara est situé dans l’Ouest du Burundi.

Le Burundi, dans la vision d’une répartition plus « équitable » des revenus de Gakara, a demandé à cette filiale de suspendre les exportations de concentrés de terres rares en attendant de trouver « une solution ».

Il faut noter que les terres rares sont des éléments clés dans l’industrie de nos jours, notamment dans l’automobile, l’électronique, l’énergie renouvelable.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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